01/11/2018

OCEAN

Derrière la lumière dans chaque petite ampoule, il y a un grand courant dynamique ; derrière les vagues, un vaste océan et derrière l'individu, l'Esprit Suprême. (Paramhansa Yogananda)
📷 Mel Delacroix

20/10/2018

JOHNNY HALLYDAY : Mon pays c'est l'amour

Cancer de louanges, couette médiatique et vaseline auditive, vraiment, serais-je le seul sur cette terre à ne pas (trop, soyons clément et surtout sincère) aimer le nouvel album de Johnny Hallyday (malgré le feuilleton familial pire que Dallas habilement orchestré depuis plusieurs semaines et quasi insoutenable reconnaissons-le...), produit par Yodelice (plus yaourt light il n'existe pas) sanctifié par Warner et crucifié par ses proches... Posthume ou pas  que vaut vraiment cette collection de dix chansons tellement attendues (plus un interlude musical) sous une cover malheureusement bradée / baclée (sessions photos datant de l'album L'Attente de 2012) et que l'on aurait espéré plus inspirée.
 
Aux cris d'orfraie à venir je n'en ai cure. Seule la musique compte. Et selon le postulat de Nietzsche, sans elle...
 
So, Face 1

Premier émoi, fébrilité.
 
 "J'en parlerai au diable" sent le soufre et chacun scrutera scrupuleusement chaque ligne, à la recherche de l'indice ultime qui fait de nous et le témoin et le complice de cette vie extraordinaire que s'est créé le belge trop americain pour la France et trop baguette pour les rednecks.
Gros son grosse voix emotions à fleur de peau ce qui pourrait être un inédit du véritable dernier chef d'oeuvre du Taulier de Sang Pour Sang de 1999 composé par David Hallyday laisse presager du meilleur. Evidemment introspectif et humain comme on veut l'entendre, Johnny pour le coup ne déçoit pas. On s'en pourlêche les babines.
 
 Jusqu' à la deuxième qui donne son nom à l'album (titre qui lui aussi aurait merité plus de séances de brainstorming appliquées ).
"Mon pays c'est l'amour" recycle un vieux rock grabataire (en son temps "Mon P'tit Loup" avec les Stay Cats avaient grandement relevé le défi de viagrarisé un rock français quelque peu niais) mais lorsque tes guitares sonnent moins tranchantes que sur le dernier album de Dany Brillant tu es en droit de te poser des questions. On imaginait plus de tripes. Plus de malt. Mais las, c'est du sirop. Vous avez dit Pastis Rock ?
 
"Made in rock 'n Roll" , petarade et c'est un scooter penaud bien loin des Harley adorées, une purge, inutile et pataude avec ce piano aux touches d'ivoire maltraitées (pas de psychopathe tel Lee Lewis pour les sublimer malheureusement...) . Incompréhensible et surtout indigne que l'on puisse ainsi s'essuyer les pieds sur un tel paillasson musical (ou madeleine pour les plus gourmands et lettrés) qui a vu defiler depuis l'aube des temps  (c'est à dire les fifties) les plus prestigieux artistes (mince, dans le genial Blues Brothers, dans son appart Elwood joue ce morceau, c'est pas rien quand même...). Bref, l'eternelle histoire des versions françaises annihilant toutes substances intrasèques des oeuvres originales.  Soixante ans que cela dure. Coup d'épée dans l'eau.
 
À l'instar du premier morceau d'ouverture de l'album, "Pardonne-moi" rempli lui le même cahier des charges avec justesse, brio et facilité. Joie ! Et c'est là que l'on commence à vraiment  (Ô Rage Ô Desespoir ...) regretter le manque de droit de regard et de direction musicale du fils-roi David. Ecarté voire ecartelé. La magic Touch qui pour sûr aurait fait la difference. Yodelice, une fois encore choix des moins judicieux pour l'oeuvre en question qui souffre d'un manque d'une réelle profondeur,  epaisseur, intensité. Fade arrivé à mi -parcours. Comme un burrito froid. Ou des frites sans sel, c'est selon. L'instrumental obsolête suivant n'apporte rien à la litanie. Comme un cheveux sur la soupe amère (et à la grimace). Vite face deux.

What Else, Face 2

On retient son souffle.
 
"4m2" renvoie aux classiques claustrophobes, aux phantasmes grillagés tels Le Penitencier ou encore Mirador, avec pour le peu d'interêt réel qu'il suscite offre quand même de belles envolées soul cuivrées mais bien trop timorées. Dans le temps dans le ton ce morceau aurait pu s'echapper du "Plein Soleil" de l'Autre Géant, Dick Rivers. Pas totalement à jeter donc.
 
"Back In L.A." sous des paroles élémentaires de Moissec qu'on a vu tituber plus glorieusement, voit l'ennui s'installer et on commence à trouver le temps long. Choeurs hors sujet et anorexiques (n'est pas la Wilson Family qui veut) on se rend vite compte qu'il ne se passe strictement rien. Quand les Horns de Memphis sonnent comme Jericho. "L'Amerique de Williams" ne relêvera en rien la sauce. Fac-similé et rechauffé. On blêmi. Indigeste. Inaudible. Pire : Inutile.

A ce moment précis un Bourbon car sinon...
 
Enfin des peaux de la rythmique un soupçon de vie. " Un Enfant du Siècle" ravive enfin la flamme (de la bougie) et l'on regrette pour le coup d'avoir autant attendu cette energie ce feu sauvage ce tube en puissance. Tout y est prenant. C'est du grand Johnny, celui qu'on connait si bien. Et là encore, chacun y lira sa vérité.  Comme un phare dans un (ce) champs de ruines. Comme Icare trop près, comme le Phoenix. Bouffée d'oxygêne régénératrice.  Imparable.
 
"Tomber Encore" ecrit par Boris Lanneau un fan qui vit son rêve  (nombreux nous serons ici jaloux) tient lui aussi de la petite pépite, de ces chansons dont on tombe instantanément amoureux. Une évidence. Tout y est limpide, et Johnny retrouve les meilleures intonations et intentions que l'on a pu apprecier jadis sous l'Etoile du Berger.
 
Et cela continue avec "Je ne suis qu'un homme", magnifique contemplation de ce qu'est l´Etre, au plus profond de son âme et de son coeur, du corps aussi, et de toutes les rayures brisures fêlures qui façonnent le Chêne. Rêvé Adagio dans la forme et Requiem dans le fond, quelle meilleure façon que cette magnifique chanson d'une clarté sépulcrale pour conclure un album attendu comme elixir de jeunesse ou Graal par plusieurs générations (plus vraiment objectives et en cela c'en est assez touchant) et qui malgré des imperfections et maladresses notoires dans certaines compositions et une réalisation somme toute assez approximative (l'oeuvre meritait tellement mieux) sera de toutes façons plébiscité acclamé et vénéré.
 
N'en demeure pas moins un album inégal et quelque peu bancal avec un grand trou d'air en son milieu dû sans doute à de trop grandes précipitations contractuelles (pour le dire gentiment...) et qui aurait mérité sans doute d'un peu plus de concentré de Johnny, de sa fougue legendaire de son essence de son fuel (mais au regard des tristes et émouvantes conditions qui l'ont vu naitre nous pouvons comprendre...) ou simplement de vraies compositions plus abouties et volontaires,  non édulcorées, juste carrées nerveuses avec une prod' davantage americano- anglo-saxonne qui fait ici cruellement défaut (une fois encore...). Et vous pouvez mettre dans la potée tous les mots pretentieux du vocabulaire des commentateurs autorisés (et adoubés par qui vous savez) comme des mantras passe-partout et totalement dévitalisés de leur moelle (dans notre contexte) à savoir Country, Rock 'n Roll ou Blues, on demeure quand même bien loin des champs de coton de Cash ou du diable embrassant Robert Johnson. Loin de Mon Amerique à Moi. Si loin...

Quoi qu'il en soit, un seul astre une seule vérité brille ici et pour l'eternité de mille feux : la Voix. Cette voix incroyablement puissante et gorgée d'âme, cette voix comme baton de pelerin qui a guidé  nos pas depuis tant d'années et qui restera plus vivante que jamais, et à jamais gravée dans la roche, au plus profond de nos coeurs.
 Et cela ne peut appeler aucun jugement.



Si ce n 'est : Tu as fais le boulot, Johnny.
Et pour ça, Merci.

Go!, Johnny Go !


 
 
MEL DELACROIX
 
 

12/03/2017

ARMAROTH : Zenith

Ils sont rares donc chéris ces moments où l'on découvre un album de Death Metal sur lequel on ressent pareilles sensations, émotions. ce moment improbable oú dés la premiére note on a la certitude inconditionnelle que l'on se trouve en presence de quelque chose qui fera sens, qui ne sera pas evacué avec la première cuite d'eau-de-vie de pomme de terre de la soirée ou lors de la quotidienne  et solitaire promenade hivernale emmitouflé dans son pov' vieux caban antédiluvien (entends-tu ami les graillements alentour...?).
Rare car tellement de dechet dans ce genre qui peine à se renouveler et qui pour survivre deterre sans vergogne son passé glorieux ou se prostitue aux sirênes d'une modernité adolescente factice (pour les noms abonne-toi à Kerrang).
 
Bref, le coup de foudre. Pas moins.
 
Formé en 2008 à Kranj, en Slovenie dont il a moissonné de long en large les terres à force de prestations live incandescentes, le groupe composé de Filip Košnik, chant, Klemen Govekar, Martin Jagodic aux guitares, Vid Pobegajlo basse et Rok Lukavečki aux peaux, après la démo d'usage (Burning Execution en 2010) et le premier jet sous forme de EP  False Vision en 2013, propose son tout premier album intitulé Zenith (qui pour le coup annonce sans mentir la couleur) sous le doux nom d'ARMAROTH (puisqu'il s'agit de cette entité) qui mine de rien vient d'accoucher d'un des meilleurs albums de ce genre musical vénéré par votre serviteur et s'impose dés lors comme une des plus jouissives surprises auditives entendues depuis longtemps (se rememorer Aposthem), chatouillant les pavillons, échos émouvants à l'instar jadis des Blessed Are the Sick ou autres The Bleeding.
 
Death Metal qui s'invente un futur, qui braque souvent et retropedale pour le style, convoquant les glorieux anges morbides d'antan ou ce haut mal incarné par Decapitated et Meshuggah. Du lourd et du dérangé, donc.
Mais aussi aventureux dans son propôs avec des molecules electroniques qui s'insinuent dans les couches opaques de ce magma, offrant une pâtine psychedelique au bon gout d'Amanita muscaria, elevant sa masse de prime abord effrayante vers des sommets d'elegance. Un death racé, lumineux dans sa proposition et jamais rebarbatif. Du Groove, de la technique et du pas raffiné du tout, Trepalium Cattle Decapitation et Aborted dans un egout pour un joyeux festin dans lequel nous sommes plat de resistance. Du tout cuit.
 
De par son ambition  affichée ARMAROTH ne peut laisser indifferent tant les musiciens ô combien inspirés ont su se transfigurer pour offrir á un public qui perd souvent pied dans le bourbier musical extreme actuel sa dose de contentement, voire mieux un jalon historique. Dans une vie ça compte (petite larme pour Bathory ou Death...). Aujourd'hui ARMAROTH ou LORD OF WAR (goûtez donc Suffer...).
 
 
Zenith, evoquateur, vous crame tel un soleil. Du Nile dans les ambiances tribales (voix feminines etherées et architectures bistres), du Gorod agile dans les voiles, accordéon diatonique pour le tissu soyeux et  comme mât le robuste Fear Factory, avec cette belle croupe ARMAROTH c'est la dahabieh du bonheur. 
 
N'omettons pas le Digipack au raffiné artwork crée par Peter Kalinski inutile ici de detailler le tracklisting car ce nectar se deguste jusqu'à la lie sans respirer. Coule de source.
 
Death de la mort pas encore raide, old school dans son hommage et resolument moderne dans ses applications (progressif dirons-nous), c'est un melting-pot orgastique que cet album qui alterne le grandiose au sublime. Qui reussi a vous procurer un reel plaisir et de gourmet et d'esthete. Comme une sorte de jubilation. Et comme fesses, on n'en est jamais repus.
 
                            Du grand Death. Du grand Art. Un Chef d'Oeuvre, tout simplement.
 
10/10


ENGLISH VERSION

They are rare so cherished those moments where we discover a Death Metal album on which we feel such sensations, emotions. the unlikely moment ou of the first note certain unconditional it is in the presence of something that will make sense, which will not be evacuated with the first binge of brandy of potato in the evening or during the daily and lonely winter walk, wrapped in his pov' old antediluvian caban (do you hear friend the graillements around...?).

 
Rare because so much waste in this genre that is struggling to renew itself and that to survive dug his shamelessly glorious past or prostitutes herself to the sirens of a fictitious teenager modernity (for names go subscribe to Kerrang).

In short, love at first sight. Not less.


Formed in 2008 in Kranj, Slovenia which it harvested and wide lands by dint of incandescent live performances, the Group made up of Filip Košnik, singing, Klemen Govekar, Martin Jagodic to guitars, Vid Pobegajlo low and Rok Lukavečki for skin, after the demo to use (Burning Execution in 2010) and the first jet as the EP False Vision in 2013 , offers his first album entitled Zenith (who announced without lying color) under the name of ARMAROTH (as it is this entity) who casually has just given birth to one of the best albums of this genre of music, revered by yours truly and is since then one of the most pleasurable surprises hearing heard for a long time (to remember Aposthem) tickling the pavilions, moving echoes like once the Blessed Are the Sick or The other, Bleeding.


Death Metal who invents a future, that Rob often and retropedale for the style, calling the glorious old morbid angels or top bad embodied by Decapitated and Meshuggah. The heavy and the deranged, so.

 
But also adventurous in his remarks with electronic molecules that will insinuate in opaque layers of this magma, offering a patina psychedelic taste of Amanita muscaria, worth its frightening mass of first to heights of elegance. A death race, bright in its proposal and never boring. The Groove, the technique and the not refined at all, Trepalium Cattle Decapitation and Aborted in a sewer for a Merry feast in which we are flat resistance. A cinch.


By displayed ambition ARMAROTH can leave indifferent as musicians o how inspired were able to transfigure to offer an audience that often loses foot in the mire musical current extreme his dose of contentment, or better a historic milestone. In a life that counts (small tear for Bathory or Death). Today ARMAROTH or LORD OF WAR (taste so Suffer...).


Zenith, evoquateur, burn you like the Sun. The Nile in tribal environments (voice women's Ethereal and bistres architectures), the agile Gorod in the sails, diatonic accordion for the silky fabric and mat robust Fear Factory, with this beautiful rump ARMAROTH this is the dahabeya of happiness.

Don't omit the Digipack with the refined artwork created by Peter Kalinski needless detail here the tracklisting because this nectar is deguste dregs without breathing. Self-evident.

Death of death not yet stiff, old-school in his tribute and resolutely modern in its applications (progressive shall we say), it's a melting pot orgastic that album that alternates the grandiose to the sublime. Who managed to get a real pleasure and gourmet and Aesthete. As a kind of jubilation. And as buttocks, it is never satiated.



 
The great Death. Of great art. A masterpiece, simply.



 
10/10

 

  
 







21/02/2017

CRIS LUNA : Phoenix

Nous ne voyageons jamais par la route. Tous les gens sensés l'abandonnent. (H.G. Wells)
 
 
Effectivement, ici granitent chemins de traverse et sous-bois touffus, que le timide s'evertuera à éviter mais que l'affamé de franches sensations saura apprecier.
 
Troisième album donc, et Cris Luna fier comme un tronc surplombe de son incroyable talent la forêt des médíocres.
Débroussaillons pour le néophyte : Cris Luna, c'est avant tout Christophe Schoepp, auteur / compositeur / interprète / shredder, génial touche à tout, qui offre avec ce nouvel album "Phoenix" un manifeste de pur Rock N Roll décomplexé, un condensé transgénerationnel de ce que cette musique electrifiée a pu faire éclore de meilleur à travers ses distortions et éjaculations homériques.
 
Ici il y en aura pour tous les (bons) goûts, toutes les bourses, du grunge adolescent "Bloody Fangs" qui louche du coté du "Tiny" de Dinosaur Jr  au néo-gothico-roccoco "Neither Here Nor There" aux ambiances dignes d'un Peter Murphy dans ses jours sombres, évoquant aussi les matins priapiques d'un Wayne Hussey de bonne humeur. Mousse rampante qui colle aux semelles et tempo menaçant l'inquietude est palpable.
"Love And Hate" fera perdurer la sensation poisseuse, Cramps dans son intention, simili-leather et pop (iggy) dans sa cambrure. Ça sent le cadavre. mais le cadavre avec bas-resilles.
Du style, donc.
 
Mid-tempo s'ébrouant comme une affamée haridelle, dans ce pré, plus rien à brouter : "Heavy Metal Kids" laisse les souvenirs s'étioler, Angus, Flying V, mais bon diou que reste-t-il de nos jeunes années...? On subodore au fil des écoutes une diffuse nostalgie  ("Play Me Over" ou encore "There Will Be Love"),  qui entrelace ses sinueuses racines tout au long de ces onze compositions idéalement fixées par Laurent Lepagneau au Studio Dizzcover  à Liverdun.
 
La (toujours) grande force de Cris Luna est de proposer sous des armoiries flashy (la réussie cover du digipack invite à un défouloir Rock n' Rollesque qui finalement sera bien plus introspectif qu'on ne pouvait l'imaginer de prime abord) un make-up ideal qui sierait et à un Paul Stanley sans plateform boots (pour la forme) et à un Robert Smith défrisé avec des épingles à nourrice dans le nez (pour le fond).
 
Imaginez les lancinantes guitares du Heroes de qui vous savez avec une rythmique roots invoquant le Boss dans une tuerie absolue nommée "Lords Of Luna" (co-écrite avec Fabrice Dechoux) et dissonante dans ses arpèges dignes du meilleur Pixies et vous aurez alors l'essence même la sêve du trio Cris Luna (Nicolas Fageot à la basse, véritable Simon Gallup made in France et Ben Cazullini le Kali de ces peaux Chris officiant aux vocaux, synthés et guitares lumineuses), c'est à dire une musique offrant un eclectisme rafraichissant s'affranchissant de toutes normes et étiquettes réductives.
 
Ce que confirme "Exit" avant dernier morceau, belle et longue pièce hypnotique qui n'aurait nullement dépareillée sur des albums de Air, Suède ou encore sur les oeuvres solos de Lloyd Cole. Comme un goût de poussière d'étoiles...
Decidement ce Phoenix par sa beauté caresse l'âme.
 
l'album se conclue par une déflagration au doux intitulé de "Fuck Me ! I'm a Banker", déforestation organisée laissant emerger ici et là quelques restes fumants des MC 5 et autres Dead Kennedys (Califórnia Uber Alles).
 
Alors, lové dans un nid d'épices et de cendres le fabuleux oiseau bientôt reprendra son vol. Et vois, les cîmes seront tapis de flammes et le ciel baume pour nos regards admiratifs.
Epines noires dans la poche à l'orée du bois je lêve les yeux :
l'auguste Phoenix se consume.
Pour mieux renaitre.
 
Avec ce phenomenal Phoenix, Cris Luna une fois encore tutoie les Anges. Les Anges du Rock.
Lemmy, Bon et tous les autres.
C'est l'Histoire de sa Vie.
 
"In Rock We Live In Rock We'll Die "