17 avr. 2013

SUIDAKRA : Eternal Defiance


Restons honnête, SUIDAKRA m'a toujours profondément ennuyé, me forçant même trop
souvent à maudire mon metier de journaliste-chroniqueur éclairé, chaque sortie ne demeurant que trop anecdotique. 

"Eternal Defiance"(monté en mayonnaise aux
Gernhart Studios) , cuvée 2013, comme toujours mixe cavalcades Heavy-Black Death (rien que ça !) aux relents celtiques à des tentatives de pillonnages abrutissants , raclant une gamelle folk rouillée, les allemands (pagan-c'était-le-bon-temps...) oubliant leurs premiers opus encore volontaires (notons "Auld Lang Syne" en 1998) pour une conformisation sonore adaptée aux besoins du plus grand nombre, qui vite écoutera et passera au suivant (Ex Deo ?) sans remords. Fast food metallique (supervisé par Kris Verwimp pour tout ce qui est concept de l'histoire déroulée, le réussi artwork ainsi que les illustrations), , qui trop lourd(ingue) irritera le colon (l'intro "Storming The Walls"ou encore "The Mindsong"interprétée par Tina Stabel est en cela un pur condensé de ce que ne fera jamais Blind Guardian. Mais ravira Manowar...).

L'intention est louable, se veut épique et majestueuse, mais l'album est un naufrage. "Defiant dreams" fait illusion avec son speed black/death épileptique, et le (quand même) talentueux multi-instrumentiste Arkadius (anagramme parfait) de par ses arides vocalises tente de tenir le frêle esquif loin des recifs annoncés. Mais rien n'y fait, on s'ennuie ferme pendant que les matelots-beaux-gosses s'échinent à ramer en vain.

Cette volonté d'orchestrations massives appuyant la trame métal offrant quand même un tant soit peu de fraicheur à une discographie irrégulière dans sa qualité, votre serviteur continuera de rester dans l'expectative et guettera (sait-on jamais) une future once d'originalité dans leurs prochaines créations.

Pas de pot, SUIDAKRA boit la tasse. Et se noie sous sa masse.


8 avr. 2013

STONELAKE : Monolith



10 années d'éxistence et un relatif anonymat n'ont en rien entamé la fougue des suedois de STONELAKE qui proposent avec ce Monolith bien nommé ( produit, enregistré et mixé aux studios UMP-Coppé- n'a- rien -a -voir- dans- cette -histoire Unlimited Music Production, Furulund, Suède par le pointu Jan Åkesson) un Heavy Power Prog metal de qualité (qui n'est pas sans rappeler une direction musicale proche d'un Queensryche ou la prise de risque d'un Faith No More par exemple), porté par l'intense voix de Peter Grundström, pépite parmi ce marbre musical, qui rend l'écoute de l'oeuvre très jouissive.

Metal ouvert de temps en temps vers des sonorités electro imposant une vindicte moderne dans son phrasé, on brasse aussi des elements vintage (typés eighties) dans la composition ("You Light The Way") avec une sévérité clinique toute suedoise ("Fanatical love" qui ouvre l'album).
Cette locomotive trace et l'arrivée de deux nouveaux membres( Annika Argerich aux keyboards et Fredrik Joakimsson aux peaux) semble être le charbon necessaire pour pouvoir enfin propulser le groupe en premiére division tant on ne peut que s'incliner devant son heavy Metal racé ("End This War" est une tuerie atomique, un champignon mortel que n'aurait pas renié un Judas Priest épique).

Jamais on ne s'ennuie, le déroulé de l'album sachant nous surprendre avec des cavalcades thrashisantes du plus bel effet ("With Someone Like You"), annihilant nos cervicales sans pitié, torturant nos nerfs (l'alambiqué et Fear Factoresque "Hater").
On ose aussi le smash-hit poppy avec "Will You Be Loved", déchiré par des solis épileptiques, comme un Sybreed sous latex forniquant avec
Stock Aitken Waterman qui déjà bien avant "Saw" terrorisaient les petits poulbots innocents que nous étions ! Risqué mais pari gagné.
Belle surprise donc malgré le nombre conséquent des précedents albums passés malheureusement sous silence, rattrapons alors le temps perdu et dévorons cet excellent sixième album (qui aurait mérité pour le coup d'être plus fourni, 9 titres dont un instrumental laissant quand même sur sa faim le chroniqueur affamé), frais, dynamique, dans lequel sont injectés sincérité, passion et reconnaissance pour une musique qui toujours arrive à générer de profondes et viscérales émotions.
 Comme je disais, excellent.

12 mars 2013

THE HUMAN LEAGUE, THE STRANGLERS, JOHN CALE

Nouvelle vague mais aujourd'hui calvitie pour tous, les eighties furent fourre-tout et fuite en avant, le meilleur du pire quand le pire restait à venir (nos années 00 anorexiques valent bien tout ce vomi artistique recouvrant la croute terrestre de notre apathie), si nous avions su, alors nous aurions fait Dieux ces Human League sucrés, ce John Cale insaisissable (nouvelle vague a lui tout seul depuis 70 !) ou ces Stranglers imbuvables mais finalement si necessaires quand on se cogne les bouillies de la deuxième vague rap/hip hop (pas de majuscules ça n'en vaut pas la peine) aux putes trop blanches /bootys trop flasques et aux macs édentés trop fiottes pour alors réellement s'interesser à autre chose qu'à son petit compte en banque (qui reste dans ces temps de crise de Foi le pendule apathique qui nous tient encore un peu en vie) ou à sa queue, autre babiole /parodie ostentatoire masturbatoire rassurant le gorille que nous demeurons malgré tous les furieux et dictatoriaux efforts de Jobs ou Ronald (Mac Do), ces racailles New Age, papes de l'extrême eglise cannibale qui nous gouverne et viagras philosophiques parfaits qui prophetisent notre éradication en nous fournissant armes et munitions, simplement, tranquillement. 1984 jaunit sur une étagère. 
Ni Eurodance ni Rock émasculé (des noms ? branchez MTV) ne sauveront l'érudit. Le curieux. Le gourmet.
New Wave donc, bordel qui ne verra jamais Berlin, mais qui crachera quand même sur Manchester, Londres, et Paris (Rennes aussi se cabrera).
 
 
2013, qui attend The Human League (poussons jusqu'à Ultravox), The Stranglers, John Cale, quand Guetta fait la loi ?
Ras la frange, il faut oser le contre-courant !
Ces 3 pré-ci (pi)tés offrent benoîtement de superbes productions léchées, habitées d'une incandescence juvénile, qui fera plaisir à entendre, d'où cette jouissance immédiate. FisherSpooner pas si loin de ce Credo, The Human League remanié une fois encore fait le job et passe pourtant inaperçu. Electro pop sautillante, la voix du Phil comme fil d'arianne, on est en terrain conquis. Des rêves electriques convoqués, l'album comme un songe est un doux voyage. Belle production, votre hi-fi miaulera d'aise.
 
 
Plus vindicative sera la gamme choisie par l'ami qui a VU le Lou, toujours vert, dans des mid-tempos hypnotiques, qui frequemment titilleront les ouies de ceux qui vouent un culte aux VNV. John propose nous disposons. Et agrééons. Les Stranglers avec cet artwork du meilleur goût (quasi plus brutal que n'importe quelles pochettes d'obscurs combos Black Metal, et ce, sans se fouler) dérouille le fan avec une basse toujours mordante et des morceaux d'une classe folle, claviers Doors vintage et vocaux inspirés accompagnant le badaud à travers un voyage dans le temps superbement organisé. Ultravox fera de même.
Qui un jour a dit que les derniers seraient les premiers...? il serait temps alors d'appliquer la prêche.
New Wave ?
Tsunami plutôt-
-
 

 

22 févr. 2013

APOSTHEM : Damned By Salvation

Catacombes comme papier peint, jamais le soleil de Toulon ne fera éclore ici quoi que ce soit. Le minéral est roi, et la suie dépose un manteau qui recouvrira d'immondices la cave d'où gémit, se tord, hurle de douleur la bête malfaisante nommée APOSTHEM, créature hybride proposant avec son premier rêche EP "Damned By Salvation" (à l'artwork "roots" convaincant), une belle démonstration de ce que le Death Metal sait être, à savoir un écrin musical qui comme un ventre en gestation laissera voir le jour du tréfond de ses entrailles à un être affamé, qui possêdera en sa substance une réelle et insatiable faim de Liberté, et pour quelques minutes encore vierge des scories et scléroses sociales, sexuelles ou religieuses.
Libre de toutes entraves, le Death Metal inspiré (qui convoque le meilleurs des deux scènes US, New-York et Floride) que propose depuis déjà 2006 APOSTHEM, avec ses vergetures Black Metal et ses éruptions Deathcore, saura plaire aux amoureux de Dying Fetus, Morbid Angel, Cannibal Corpse voire même Aborted pour ses illuminations grind de temps à autre.


Enregistré dans le courant 2012 aux Sound Suite Studio à Marseille sous la direction éclairée de Terje Refsnes (Carpathian Forest entre autres) et craché à la face purulente du monde en ce début d'année, les sombres qui ont foulé/brulé les planches aux cotés de combos tels Mercyless, Antropofago et pléthore savent caresser dans le sens du poil, leur Death tenêbreux et puissant nous ramenant à la découverte et l'éclosion de ce style musical du début des 90's, quand les mid-tempos pachydermiques et les growls menaçants et mysterieux faisaient fondre de plaisir votre serviteur.

6 titres vindicatifs (dont une intro parfaite pour titiller l'intêret) composent cette première oeuvre qui rassure quand au futur immédiat du groupe. On ne perd jamais de vue la mélodie (ce qui n'est pas antinomique avec ce genre) et on y découvre comme un squelette blanchi sous un chape de béton un certain groove, qui aère le propos ("Gods reject", aux accélérations Black bien senties). Le travail effectué aux instruments est impressionant, Naythan (vocaux particulièrement frais et ne lassant jamais, ce qui est une vrai réussite dans ce style musical), Adrien et Icaros aux guitares tranchantes, ainsi que Altarok à la basse en mode apocalyptique aux cotés de Jean (peaux) qui offrent une section rythmique ébouriffante poussant le monstre dans ses derniers retranchements ("Eat Your Bones", jouissif de perversion et d'annihilation totale des neurones avec son solo que ne renierait pas un Trey Azagthoth), tout ici transpire la détermination et appelle de fait notre admiration.

Etonnament (et le bonheur à l'issue n'en est que plus grand), ce premier effort trouvera une place de choix dans ma playlist aux cotés des derniers superbes Suffocation et Hate, Devourment,The Seven Gates ou Puteraeon, qui toujours tournent en boucle (et font le bonheur du voisinage devenu sourd pour Hard Force...).
Belle découverte (je remercie ici Narsthot), grosse sensation. APOSTHEM rentre de facto dans la cour des grands, rejoint cette nouvelle et excitante (vague ?) scêne française de Death Métal qui (depuis quelques années) inexorablement se hisse au niveau des voisins polonais et supplante les nordiques par sa vivacité, sa réelle fraicheur et son sens constant du renouvellement déjà initié (Loudblast, Hysteria, Trepalium, Carcariass etc...).
Metal de la Mort, d'accord, Underground, sans doute (plus pour longtemps) mais cela reste ici avant tout du Grand Art. Imparable et indispensable.


15 févr. 2013

IVAN MIHALJEVIC & SIDE EFFECTS : Counterclockwise

"Sandcastle"(2008) et "Destination Unknown"(2010) les précedents avaient fait forte impression sur votre serviteur.
IVAN MIHALJEVIC et ses SIDE EFFECTS reviennent pour le meilleur avec un nouvel album intitulé "Counterclockwise"(enregistré et mixé aux studios Attic Room à Zagreb, Croatie avec un bel artwork réalisé par Robert Butkovic), qui confirme que leur (hard) rock est toujours d'actualité, et que le trio croate (qui à diverses occasions a ouvert pour les Scorpions, Paul Gilbert ou encore Les Paul) sait manier la poudre. On retrouve la fougue du chanteur-guitar(hero)-producteur (et bien + !) Ivan accompagné de Majkl Jagunic à la basse et choeurs et de Alen Frljak affamé aux peaux.

Le squelette trio étant une convaincante architecture en matière de déluge sonore (de The Police à Motorhead on en connait la pertinence), ici les mélodies respirent sans que la puissance soit oubliée. De belles saillies électriques ravagent des compositions au format pop agréables ("Driving Forces") ou d'acoustiques plages invitant à l'introspection ("Gilded Cage"), le déroulé de l'oeuvre se réclamant d'une prise de conscience face à l'adversité, le manque de solidarité et l'état désastreux de notre monde et société ("Gift Of Life"). Concept album se promenant sur des tapis blues-rock, caressant un métal progressif souvent aérien, le chemin est agréable. Stratosphère trouée par les soli invoquant ici Richie Kotzen ou Malmsteen, le feeling s'érige comme étendart ("Time Travel").
Grosse pièce progressive de l'album, "Eclipse"(paroles ecrites par Alen, le batteur qui signe aussi deux autres morceaux et la totalité des musiques avec Ivan) est assurement la tuerie épique qui mettra en joie les amoureux de la dextérité au service d'un canevas métallique de toute beauté, rappelant les meilleurs travaux d'un Dream Theater incontournable ou d'un King Crimson dans sa désorganisation atonale maitrisée. 12 mn de pur bonheur.
"I Am" conclue l'album de délicate manière, comme une réponse fictive qu'un désabusé major Tom toujours perché pourrait offrir en conclusion.

Comme toujours, avec dans le ressenti au sortir de l'album d'un réel partage d'émotions vraies, IVAN touche au but en proposant un bel écrin à sa musique, touchant de ses notes pointues comme des flêches de pierre les cieux, imitant pour le meilleur la cathédrale Saint Stéphane. IVAN MIHALJEVIC, cathédrale électrique.

(Grand merci à Paola)
 
 
"Sandcastle" (2008) and 'Destination Unknown' (2010) the precedents had made an impression on my mind & heart.




IVAN MIHALJEVIC and its SIDE EFFECTS return to best with a new album titled "Counterclockwise"(recorded & mixed at Attic Room à Zagreb, Croatia with a beautiful artwork by Robert Butkovic), which confirms that their (hard) rock is always topical, and know the Croatian trio (which on several occasions has opened for Scorpions, Paul Gilbert and even Les Paul) handling the powder. Found the ardour of the singer-guitar (hero) - producer (and much !)  with  Majkl Jagunic on bass and vocals and Alen Frljak starved to skin.




The trio being a convincing skeleton architecture on sound flood (The Police to Motörhead on knows the relevance), here the melodies breathe without that power is forgotten. Beautiful electric projections ravage compositions in pop format pleasant ('Driving Forces') or acoustics beaches inviting introspection ("Gilded Cage"), took place the work claiming awareness in the face of adversity, the lack of solidarity and the disastrous state of our world and society ("Gift Of Life"). Concept album walking on carpets blues-rock, stroking an often air progressive metal, the way is nice. Stratosphere band by soli invoking here Richie Kotzen or Malmsteen, the feeling builds as flag ("Time Travel").
Big progressive piece of the album, "Eclipse"(words by Alen),  is certainly the epic killing spree which will joy lovers of dexterity in the service of a beautiful metallic canvas, recalling the best work of an inescapable Dream Theater or a King Crimson in its disruption atonal mastered. 12 minutes of pure happiness.
"I Am" reached the delicate way album, as a fictional response as a disillusioned major Tom always stoned could offer in best conclusion.




As always, with in the felt at the end of the album to a real sharing of true emotions, IVAN key purpose in offering lush beautiful music, touching his sharp and stone arrows notes heaven, imitating the great Cathedral Saint Stephen. IVAN MIHALJEVIC, Cathedral electric.




(Thanks to Paola)

11 févr. 2013

RAVE AGE : Right Now !

Thrash comme tu craches sur le bitume, avec le perfecto et le blanc-limé (vin blanc et limonade, se boit comme du petit lait...), on plonge dans le vintage, dans le roots, avec une production rêche, et des compositions franches comme le regard de Mike Tyson, on cause ici sur un coin du zinc de RAVE AGE , toujours dans la course, 15 ans déjà que ce metal colore de sa verve Toulouse et ses environs. "Right Now !", autoproduction revisitant le premier EP sorti en mai 2010, "Burning Generation", ajoutant aux 6 morceaux 7 nouvelles compositions (et 2 surprises) carrées de chez carrées n'offre rien d'autre qu'un gros shoot de rock aux enjoliveurs métallisés, avec ce petit coté "pub" (Dr Feelgood souvent se sent bousculé) dans sa production qui rend eminemment sympathique ce petit objet brillant.
Snakebite qui distribue la galette a le nez fin. Souvent ça groove comme un Motorhead sous GHB , souvent on pense à Entombed pour cette sincerité musicale qui s'echappe des hauts-parleurs. Bien sur, celui qui espère Def Lep se pendra, celle qui humide attendra un nouvel A7X se fera vomir. Ici, c'est basique comme un coup de boule, avec de temps à autres de petites entailles Death Metal ou un phrasé vocal lorgnant quelques fois vers le hardcore (une fraiche tessiture qui tient en éveil tout au long de l'album), mais on reste quand même plus proche d'un Metallica du début ("Mister Jones", par exemple). La tierce mortelle qu'est "Death is Not for Me", "Kiss My life" et "Open Your Eyes" ne fera pas de prisonnier, on est abasourdi par un tel déluge de puissance maitrisée (les soli restent somptueux), et à ce moment l'album s'équilibre pour le meilleur.

L'écoute se révêle plaisante, et on ne souhaite qu'une chose, que ce RAVE AGE accède enfin en première division, car le potentiel est assurément là.
Notons l'effort fait pour proposer un packaging attrayant, belle carte de visite pour celui qui acceptera d'ouvrir sa porte à ce groupe volontaire, dont la sincérité et le talent ne peuvent être remis en cause.
Très belle surprise. Déjà on guette avec avidité le prochain.
 
 

DEAD MOUNTAIN MOUTH : Crystalline

One-man band post-core atmosphérique (fondé en 2007) et projet totalitaire mené d'une main de fer par le guitariste-chanteur Lundi Galilao (aussi aux affaires dans A Very Old Ghost Behind The Farm), voici donc le nouvel et deuxième album de DEAD MOUNTAIN MOUTH (après un "Loka"remarqué sorti chez Dread Lair records en 2011), mixant un Black Métal sismique à des ambiances psychédéliques torturées, comme le miel se mélange aux barbelés. Proche d'un Shining (Neurosis n'est pas loin non plus) dans sa propension à enfermer l'auditeur dans une sorte de cocon molletonné de tessons de bouteilles, souvent dans ce genre de drama musical on remercie l'auteur de nous avoir épargné le concept double album tant cette musique demande grosse immersion, et volonté de s'abandonner à la mitraille.
Magma d'où s'échappent de fulgurants traits électriques, illuminant de temps à autres des compositions noires comme la suie, "With swans and silver wings" etant un exemple concret de ce qu'un My Bloody Valentine pourrait aujourd'hui offrir sans rougir, si les irlandais forniquaient sans latex sur le bout avec la sombre trainée qu'est Black Sabbath. Un shoegaze maladif, qui gratte, qui infecte, qui tel un virus titille de sa langue fourchue nos globules rouges.

Le contexte est irritant, certes, mais accueuillant comme un vagin affamé. On brave le danger, on en redemande. Les vocalises habitées ("Among the stones") indiquent le chemin, et on y dépose le venin.
On invoque, on touche au Sacré, on se perd dans les infinis, cette musique dans son essence n'est pas si éloignée que ça des travaux d'un Gojira et d'un Opeth. On lêche minéral, on suce astral. On se perd. Métal introspectif.
7 titres saignent de ce "Crystalline" opaque, qui une fois apprivoisé, se révêle être un vrai cadeau, cachant en son sein des trésors de finesse (les compositions à tiroirs jamais ne lassent) et imprime pour longtemps une impression d'avoir partagé un moment rare avec le psyché d'un artiste totalement libéré des carcans commerciaux ou idéologiques. Un (surprenant) excellent album.
 
 

6 févr. 2013

STRATOVARIUS : Nemesis

Débarrassé depuis deux albums (très convaincants, Polaris et Elysium) de la plaie aux tics et aux tocs qu'est le lourdaud eskimo (parce que bi-polaire...) Timo Tolkki qui enraya la belle machine speed metal avec ses péripéties dignes d'un soap opéra hindi et ses pétages de plomb pitoyables (la maladie n'excuse pas tout et je sais de quoi je parle), retrouvons pour le meilleur ce NEMESIS volontaire, qui se pose en digne successeur des précedentes oeuvres, avec encore plus de force et d'emphase dans les orchestrations, affichant une excellente santé, malgré les départs des 3/4 de la bande, laissant comme ancêtres encore verts Timmo Kotipelto et Jens Johansson, en état ici de lévitation avancée.
"Abandon" comme première déflagration, secousse sismique, comme pour rassurer le chaland. Nous sommes ici en terrain connu, et STRATOVARIUS a la pèche, choeurs sous coke, chant vindicatif et martelement hypnotique. Tout y est, c'est du gros metal calibré, et la mélodie entêtante sublimée par des claviers indomptables reste longtemps en tête.
"Unbreakable" (déjà sorti sous EP comme amuse-bouche) avait réjoui les papilles. On y ressent une sorte de douce revanche face à l'adversité, voire la fatalité. Le groupe semble soudé comme jamais, et la magie fonctionne.
Cavalcade du feu de Dieu avec "Stand My Ground", qui emporte tout sur son passage, refrain vainqueur, effectivement on y retrouve encore ce sentiment revanchard, avec d'épileptiques saillies electriques, clavecins maléfiques mollestés par de rustres choeurs assassins. Gros morceau taillé dans le lard.
"Halcyon Days" aux effluves electro séduit, de par son traitement sur les vocalises du sieur Timo, et de ce coté dark. Gros tube en puissance, très fédérateur.
Comme le paon fait sa roue, "Fantasy" porte admirablement son nom. Plus juvamine que cela, y a pas.
Intro de peaux frappées lourdement, et rythmes syncopés, le temps est à l'orage et "Out Of The Fog" se veut plus menaçant, avec son speed metal mélodique montrant les crocs laissant immédiatement place à un piano invitant au retour d'un classicisme dans la composition maintes fois célèbré par les talentueux finlandais, avec une guitare en mode groovy, roots dans la caresse du nylon. "Castles In The Air" flotte tranquille.
"Dragons", identique dans l'intention offre tout ce que l'on aime chez STRATO : punch musical et plaisir immédiat dans l'interpretation. "One Must Fall" sera sans doute le morceau le moins inspiré, lourd dans son déroulé, et vite ennuyeux.
On referme bientôt l'ouvrage avec l'aérien "If The Story Is Over", doux moment laissant paraitre le coeur à travers cette armure electrique qu'est devenu à force de coups du sort STRATOVARIUS, encore humain après tout.
"Nemesis", qui conclue l'album et offre ses couleurs au drapeau (quatorzième album quand même) signe de son sang et son âme l'identité intrasèque de ce groupe généreux et über mélodique, qui malgré certaines rocailles acérées n'a jamais dévié de sa conception de l'art et qui peut se resumer en ces deux mots : Abnégation et Partage.
STRATOVARIUS est le fléau de la fatalité. Un album indispensable.
 
 

SAXON : Sacrifice

Fier étendart de la NWOBHM, et le temps ne fait rien à l'affaire, depuis 1977 SAXON laboure le globe avec son heavy metal puissant, racé et ce vingtième album intitulé SACRIFICE sous artwork aztéque ne sera pas une mauvaise surprise. Dans la foulée immédiate du musclé et roots Call To Arms, (ainsi que du très gourmand DVD Heavy Metal Thunder The Movie) Steack-man (Biff pour les intimes, au demeurant fort sympathique)) de sa voix appelle au combat.
Le premier morceau qui donne son titre à l'album fait dans le concret. Ça broie de la cervicale, dans la plus grande tradition.
Crusader n'est pas si loin quand déboule le rafraichissant "Made In Belfast", aéré d'un petit coté celtique bienvenue.
F1 chromée, soli brulant l'asphalte, gros coup de speed avec le volubile "Warriors of The Road", qui laisse place au nostalgique (dans son traitement) "Guardians Of The Tomb", qui comme d'ailleurs tout l'album offre une patine tirée des glorieuses eighties, un retour à un son plus chaud, analogique (même si enregistré en digital à domicile, dans le Yorkshire natal du ex-normand chantant) caressant l'auditeur avec un confort d'écoute rappelant nos chers vieux vinyls d'antan...manque plus que le craquement...
Nous sommes en terrain connu, conquis, et jamais il faut bien l'avouer SAXON n'a décu (j'avais à l'époque adoré Innocence Is Not excuse et plus tard Destiny, comme quoi...). Comme leurs amis de Motorhead, ils ont en commun cette constance, consistance. C'est du rock, et rudement bien metallisé.
Gros mid-tempo pour faire souffler les bêtes, "Walking The Steel" est l'oasis espérée, avec son developpement progressif, arpèges délicates et chant concerné. On reste dans la lande et "Night Of The Wolf" est assurement une belle démonstration du pouvoir d'evocation que cette musique réussit à transcrire à travers son metal lumineux. Biff comme toujours tutoie les sommets et les discrets choeurs rattrapés par un solo libérateur prouvent une fois encore la qualité absolue de cet album, parfait mélange de ce qui fait SAXON, qui jamais ne se refuse le droit d'oser et garde en tout temps une maitrise totale de son art. Ces forgerons dansent avec le feu depuis quand même plus de trente-cinq ans. "Wheels On Terror" invoque l'acier le plus tranchant, comme un ACCEPT de la grande époque. Imparable.
L'album se concluera avec le très basique et groovy "Standing in A Queue", riffs à la Young and co et carrément efficace. A l'ancienne, papa !
40 mn passées à la vitesse de la lumière, on en redemande encore.

Ouf, un deuxième CD prolonge l'orgasme avec une version orchestrale magnifique de Crusader, faisant la nique à Rhapsody et Manowar, car cette voix, ami, sait te donner la chair de poule. Deux nouveaux réenregistrements sont aussi offerts, "Just Let Me Rock" (1984, Crusader) et "Forever Free" (1992, Forever Free), sympathiques mais pas transcendants dans leurs traitements. Plus bouleversantes sont les deux versions acoustiques que sont "Requiem" (1991, Solid Ball Of Rock), absolument dantesque, (qu'on imagine un jour Bono reprendre) et "Frozen Rainbow" (1979, Saxon), qui comme les meilleurs des ballades d'un Blind Guardian, touche à l' âme.

Et quand se pose le guerrier, vainqueur, on savoure comme un bon vin cette excellente cuvée 2013.
Excellent, comme toujours-


12 janv. 2013

ELDRITCH INTERVIEW

Entretien avec EUGENE SIMONE (guitares), par Mel Delacroix



 
 
ELDRITCH est un groupe très difficile a classer : il mélange prog, thrash, heavy... pensez-vous que cela peut interfèrer avec la visibilité de cet excellent groupe ?
 
 
Ce mélange de nombreux styles différents pourrait donner de bonnes critiques et beaucoup de considération par des personnes qui recherchent un groupe avec une forte personnalité. Je sais également qu'en fait il n'est pas facile d'être original et convaincant en même temps... malheureusement les étiquettes doivent promouvoir les trucs branchés et commerciaux et la masse préfère les groupes plus facilement « easy listening » . Juste une petite partie des fans de métal ose le pari de franchir les clivages. Pour nous il n'y a aucun sens a copier d'autres millions de groupes. Nous essayons toujours de proposer quelque chose de personnel, et qu'importe les tendances.
 
 
1991/2012 : Quels sont les projets immédiats (interview réalisée en novembre 2012) ?
 
 
Nous prévoyons quelques spectacles en Italie avant de participer au festival Ragnarokkr aux États-Unis l'année prochaine. Nous cherchons a jouer pour les festivals de l'été prochains, travaillant sur de nouvelles chansons dans le même temps.
 
 
Etes-vous content du partenariat avec Scarlet records ?
 
 
En fait, il est impossible pour n'importe quels groupes de prétendre a esperer enormement plus que ce qui se passait il y a 15 ans. Bien sûr, nous aimerions obtenir plus, mais nous comprenons que, maintenant, il est difficile d'investir beaucoup d'argent, en particulier pour un groupe de metal...
 
 
 
DREAM THEATER apparaît comme un fantôme sur vos épaules... vous acceptez cette remarque ou cela est totalement fortuit ?
 
 
Vraiment vous croyez??? J'espère toujours que nous ne rappelons pas Dream Theater. Ils sont un grand groupe et j'ai adoré leurs premiers albums. Mais nous tenons à être juste Eldritch... et pas quelqu'un qui se reclame de DT. Trop de groupes le font....Je veux dire, j'ai enormement de respect pour les maîtres du metal prog, mais nous aimerions que les gens nous aiment comme une bande avec sa propre personnalité.
 
 
L'Italie a une scène métal très active et importante. Quelle est votre opinion sur vos compatriotes ? Quels sont les groupes qui ont vos faveurs ?
 
 
Il y a deux groupes qui ont remporté un franc succès. Lacuna Coil et Rhapsody (Of Fire). Comme nous, les autres groupes sont dans la scène depuis le début des années 90 et certains d'entre eux avec un bon succès (Labyrinthe). Mais malheureusement l'Italie n'est pas un pays métal et les groupes n'obtiennent pas de support. Beaucoup d'excellents groupes de métal mais aucun soutien derrière. Les gros producteurs ici cherchent d'autres styles de musique (pop italienne). En Suède, il y a un autre respect pour ceux qui veulent essayer rock et metal ... En Italie ce n'est pas la même chose.
 
 
Les événements économiques qui ravagent l'Europe influencent-ils votre vision et le travail de composition ? Mécaniquement, cela durcit votre son ?
 
 
Habituellement tout, autour de nous, pourrait influer sur l'écriture des chansons (en partie). En tout cas ce que vous lisez dans nos paroles est pris par nos expériences personnelles. Notre premier album, "Seeds Of Rage" (1995) et "Gaia' s Legacy (2011) sont les seules exceptions.
 
 
L'écologie est un thème central de votre album à ce jour ("Gaia's Legacy) semble tenir une grande place dans vos préoccupations civiques ?
 
 
Nous tenons à expliquer que l'héritage de Gaia n'est pas un message pour les gens à changer leur style de vie. Nous le voyons tous les jours, le changement climatique et tous les tremblements de terre et tsunami dans le monde entier appellent notre attention. Bien sûr, nous essayons de rappeler toutes les fois que cela est possible que ce qui est sous nos pieds est quelque chose à respecter. Parce que nous sommes invités sur cette planète... et comme tout le monde, parfois nous nous souvenons, parfois pas...
 
 
Pour vous, que manque-t-il dans ELDRITCH pour accéder à la première marche du podium ?
 
Je pense que ce qui nous manque ne tient pas en une seule raison. Sans doute la principale raison c'est parce que notre musique n'est pas facile à comprendre. Nous n'acceptons jamais les compromis. Quelqu'un dans le passé nous a demandé des influences plus classiques, plus double grosse caisse et plus hautes parties vocales lyriques dans notre musique... pour obtenir plus de fans et de ventes... mais nous avons toujours répondu « Non Merci ». On n'a jamais voulu quitter notre tempérament et nous sommes fiers de notre décision. Des errements au niveau du ciblage publicitaire et aussi certains mauvais choix dans le passé (comme de quitter Inside Out) nous a mis dans la merde...De toute façon, nous sommes toujours dans la scène. Et les gens semblent nous respecter, disant : nous sommes l'un des plus originaux groupes métal prog dans le monde entier. Et nous sommes sûrs qu'une bonne promotion pourrait nous donner plus de chances d'augmenter la base de fans.
 
 
ELDRITCH est un nom respectable par sa longévité, sa prise de risque dans le développement d'une vaste et ambitieuse musique, par son éclectisme stimulant ainsi que sa technique instrumentale au service de mélodies somptueuses. Comment Imaginez-vous l'avenir ? et le prochain album ?






 


Il est difficile d'imaginer quel genre d'avenir s'offre à nous. Une chose que je peux dire... nous préparerons le nouvel album sans courir. 4 chansons sont presque prêtes, l'album... pas avant l'été 2013.
 
Vous avez travaillé avec Ray Alder (Fates Warning, qui reste une grande influence) et Nicholas Van Dyk (Rédemption). Quels sont les prochains artistes qui pourraient être invités en tant que guest de choix sur votre prochain chef-d'œuvre ?
 
Je ne sais pas. Pas sûr d'en avoir un pour le nouvel album. Pour le moment je n'en ai aucun dans mon esprit...
 
Vous aimez faire des covers, toujours très inspirées (Faith No More ou The Knack). Un indice pour la prochaine... ?
 
Lire la dernière réponse he he...
 
Avez-vous déjà reçu de bons commentaires au sujet de vos clips vidéo très réussis ? Un autre projet ?
 
Notre intention était de réaliser une troisième vidéo, mais à la fin nous avons changé d'idée. Il est bon de promouvoir le nouvel album avec plus d'un clip vidéo, parce que les gens vivent plus sur internet que devant une scène, mais c'est trop cher de faire une vidéo. Pour un groupe comme nous, deux vidéos sont assez... donc, nous recherchons des spectacles en direct parce que nous croyons en la musique live...
 
Quels sont les 3 albums de votre vie (toutes musiques) ?
 
Question très difficile... tout le monde dans le groupe a son propre album/groupe préféré. Je parle pour le groupe ...Opération Mindcrime (Queensryche), Parallels (Fates Warning), Master Of Puppets (Metallica). Mais je ne peux écrire beaucoup plus car nous avons beaucoup d'influences (Annihilator, les premiers Dream Theater, Coroner, Savatage etc...). J'ai mentionné les premiers dans mon esprit:)
 
Comment est l'ambiance dans le groupe aujourd'hui ? (pas de mauvais sentiments à la "Queensrÿche" ah ah...) ?
 
Oh ahah ! Tout est ok ! Tous les gars sont de très bons musiciens et il est formidable de travailler avec eux. J'espère vraiment que nous pourrons travailler ensemble pendant une longue une très longue période...
 
Derniers mots pour vous, vos désirs...
 
N'en peut plus d'attendre de vous voir vous éclater au-devant de la scène ! :D
 
 
ELDRITCH is a very difficult group a classify: it mixes prog, thrash, heavy... do you that it interferes with the visibility of this nonetheless excellent group? Mixing a lot of different styles could give great reviews and a lot of consideration from people who search for a band with a strong personality. I know also that actually It’s not easy to be original and successful at the same time...unfortunately labels need to promote trendy and commercial stuff and the mass prefers "easy listening" bands. Just a small part of the metal fans is so patient to listen hybrid and uncommercial bands. For us it has no sense to be a copy of other million bands. We always try to propose something personal, we don't care about trends.
1991/2012: what are the immediate projects?
We're planning some shows in Italy before taking part of the Ragnarokkr Metal Apocalypse in US the next year. We're looking for the next summer festivals, working on new songs in the meantime.
Are you content to your partnership with Scarlet records?
Actually it's impossible for any band to pretend what labels were giving 15 years ago. Of course we would like to get something more but we understand that now it's hard to invest a lot of money, expecially for a metal band...
Your current work in ELDRITCH plans this group in full in a saving sound modern? What are your feelings on the composition of the music?
The feeling could change everytime...as you know, we're not a band who likes to repeat the same things. This time we'll do something different but still into our style...melodic, aggressive, technical... Nothing more about the new songs hehe ;)
DREAM THEATER appears as a ghost over your shoulders... is this accepted, causing or totally fortuitous?
Really do you think so??? I always hope we don't remind Dream Theater. They're a great band and I loved their first albums. But we would like to be just Eldritch...and not someone who remember DT. Too many bands remember DT...I mean, all the respect for the masters of prog metal but we would like that people remember about us as a band with his own personality.
The Italy has a very active and prominent metal scene. What is your perspective on your countrymen? What are the groups that have your favors?
There are two bands that have a big success. Lacuna Coil and Rhapsody. Like us, other bands are into the scene since the early 90's and some of them with a good success (Labyrinth). But unfortunately Italy is not a metal country and bands don't get the right support. A lot of metal bands but no support behind. Big producers here look for other music styles (italian pop). In Sweden there's another respect for who wants to try a carrier with rock and metal music...in Italy is not the same.
The economic events that Europe endured influence your vision and work of composition? This hardens mechanically your sound?
Usually all is around us could influence (in small part) the songwriting. Anyway what you read in our lyrics is taken by our personal experiences. Our first album Seeds Of Rage and the last Gaia's legacy are the only exceptions.
Ecology is a central theme of your album to date ("Gaia's Legacy") seems to hold a great place in your civic concerns? How do you daily?
We would like to explain that Gaia's Legacy is not a message for people to change their style of life. We see the climate change everyday and all the earthquakes and tsunami around the world put our attention to that. We just talked about this thematic because we think it’s very actual and we would like other people to share it with us. Of course we try to remember all the times that what is under our feet is something to respect. Because we're guests on this planet...and as everyone, sometimes we remember, sometimes not...
For you, what's missing in ELDRITCH to access the top of the podium? of more ambitious shot? a more increased work on the part of your label from the media?
I think what we miss is not for one reason only. Surely the main reason it's because our music is not easy to understand. We never accepted compromises. Someone in the past asked us to include more classical influences, more double bass drum and more high lyrical vocal parts in our music...for getting more fans and more sellings...but we always answered "no thanks". We never wanted to leave our temper and we're proud of our decision. Anyway, also a bad label work sometimes was a damage for us but also some wrong choices in the past (like to leave Inside Out Music) put us in the shit...Anyway, we're still into the scene. And people seem to respect us, saying we're one of the most original prog metal bands worldwide. And we're sure, a good promotion could give us some more chances to increase the fanbase. 
After Angra, Threshold, Pain Of Salvation, Firewind, festivals Gods Of Metal, Sweden Rock, ProgPower USA etc... What would be the tour of dream for you? who on your side?
In the last years we got a good feedback from USA. So what we expect is to play there again. But we're looking for some shows in Europe and summer fests. We shared the stage with a lot of big bands and our dream is to have the chance to repeat those awesome experiences. 
ELDRITCH is a name that commands respect by his longevity, his catch of risk in the development of a broad and ambitious, music by its eclecticism invigorating as well as his instrumental technology at the service of sumptuous melodies. How you imagine the future? and the next album?
It's hard to imagine what kind of future we'll have. One thing I can say...we will prepare the new album without running. 4 songs are almost ready but i don't know when we'll release it... Not before the summer 2013. Since we'll work hard, we'll stay into the metal scene for a long time more...
You have worked with Ray Alder (Fates Warning, which remains a big influence ) as well as with Nicholas Van Dyk ( Redemption ). What would be the next artists who could be invited as guests on your next masterpiece?
I don't know. Not sure to have one for the new album. At the moment i don't have one in my mind...
you like doing covers versions, very inspired (Faith No More or The Knack ). What will be the next?
Read the last answer hehe...
Have you received good feedback about your very good video clips (Déviation" and "Everything's burning"). Another project?
Our intention was to realize a third video but at the end we changed idea. It's good to promote the new album with more than one videoclip because people live more on internet than in front of a stage but it's too expensive to make a video. For a band like us, two videos are enough...so, we're looking for some live shows because we believe in live music...
What are the 3 albums of your life ( any combined music )? and the artist that you do the most?
Very difficult question...everyone in the band have his own favorite album/band. I talk as band...Operation Mindcrime (Queensryche), Parallels (Fates Warning), Master Of Puppets (Metallica). But I can write a lot more because we have a lot of influences (Annihilator, Watchtower, the firsts Dream Theater, Coroner, Savatage ecc...). I mentioned just the first ones in my mind :)
How is the atmosphere in the Group today? (not bad feelings as happened with Queensrÿche ah ah ... )?
Oh no ahah! Feelings into the band are ok. All the guys are very good musicians and people great to working with. I think this is the best line up since the first releases. I really hope we could work together for a long time more...
Last words for you, your wishes...
Can't wait to see you all in front of the stage!
  
 

9 janv. 2013

PLEASURE ADDICTION : InDependence

Syndrome G n'R (pour la patience et longueur de temps) Beau Hill et Flavio (premier hurleur) out, El Butcho (avec toutes ses participations musicales certainement imposable à 75 %) chaussant les tiags, enfin s'excite PLEASURE ADDICTION, [Stuffy (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, HIGHLIGHT ENEMIES, SUCKERSTARZ) à la basse, Pamyz (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, SUCKERSTARZ) aux peaux, Julien Gatter (AESTHESIA) et Bady (SWEET SILENCE) aux guitares], qui après moults lessivages de planchers aux cotés de médaillés tels XYZ, L.A. Guns, White Lion , aujourd'hui enfin offre sa galette (sous une cover qui n'est pas sans nous rappeller celle des fabuleux Sweet Lips de notre jeunesse), et jouissance suprême titille nos endorphines avec "InDependence", album glam rappellant les grandes heures du genre (en vrac : Warrant, Danger Danger, ou plus "roots" comme un Poison ou un Pretty Boy Floyd) avec son rock direct, décharges juvamines ("Saturday Nite"), caressant les chromes de ton Audi avec des tubes imparables tels "Dance"(solo dans la grande tradition : in-your-face !) ou encore le très chaloupé "Couldn't Live Without You" version samba (la version standart est assurément un hit en puissance) en bonus track.
 
Choeurs bombastiques (avec une présence feminime remarquée : Sarah Layssac (Arkan) ), fougue juvénile, laque et blush, tout y est parfait, Dorian Gray n'a pas bougé d'un poil. Les glorieuses eighties sont à portée de main, et Dieu, que cela fait du bien en ces temps de tristes mines. Impossible à l'écoute de les localiser géographiquement, tant l'esprit "Sunset Strip" est ici sublimement rendu. C'est Français ma p'tite dame, et c'est fier comme un paon. Avec Rakel Traxx dans les parages la basse-cour se pare de mille paillettes.
Production limpide sous signature Shotgun Génération Records (plus qu'une écurie, une mine qui abrite en son sein une kyrielle de groupes sexy), impossible de ne pas succomber à cette voix qui convoque tant de souvenirs et cette musique qui a construit depuis ses plus tendres années votre serviteur (apogée : 1989).
"Wham Bam Thank You Glam !"
Grosse très grosse impression.

8 janv. 2013

DAVID BOWIE IS BACK !

David Bowie Announces New Album: The Next Day

January 7, 2013
David Bowie The Next DayYes, you read that right: David Bowie is back with a new record of original songs for the first time in a decade. The Next Day arrives in March, preceded by first single “Where Are We Now?” arriving today, his birthday (and mine, too). Commenting on his absence, the announcement reads:
In recent years radio silence has been broken only by endless speculation, rumor and wishful thinking ….a new record…who would have ever thought it, who’d have ever dreamed it! After all David is the kind of artist who writes and performs what he wants when he wants…when he has something to say as opposed to something to sell. Today he definitely has something to say.
Longtime Bowie producer Tony Visconti helmed the boards for The Next Day, which was written entirely by the Thin White Duke, Ziggy Stardust, himself, et al. and recorded in New York City. Preview some artwork above and the tracklist/single below:
The Next Day Tracklist
01. “The Next Day”
02. “Dirty Boys”
03. “The Stars (Are Out Tonight)”
04. “Love Is Lost”
05. “Where Are We Now?”
06. “Valentine’s Day”
07. “If You Can See Me”
08. “I’d Rather Be High”
09. “Boss Of Me”
10. “Dancing Out In Space”
11. “How Does The Grass Grow”
12. “(You Will) Set The World On Fire”
13. “You Feel So Lonely You Could Die”
14. “Heat”
Bonus tracks:
15. “So She”
16. “I’ll Take You There”
17. “Plan”

(from Twentyfourbit.com)

13 déc. 2012

CRISTIANO FILIPPINI : Flames Of Passion

 
 
Sous un magnifique artwork évoquant le meilleur d'un épique power metal symphonique (JP Fournier) découvrons avec surprise un album instrumental constitué de douze piêces classiques, comme la bande-son idéale d'une épopée romanesque. Faisant suite à un premier album "The First Crusade" (déjà très inspiré) annoncant la même direction musicale, force est de constater la fraicheur et l'impact d'une telle musique sur de pures âmes affamées.
Cristiano Filippini prodige italien (qui dés l'age de 16 ans commence a composer) et genial touche-à-tout tate lors de ses débuts de la guitare en tant que guitariste hard rock, produisant diverses musiques à destination de programmes tv,caressant aussi des ses doigts d'or la pop music et etudiant au fameux conservatoire Rossini (Pesaro, Italie) dirige aujourd'hui d'une main de maitre l'entreprise. Compositions, orchestrations, piano, guitares, synthés, programmations, production et label à lui tout seul ...
Cette grandiloquente oeuvre au magnifique livret allie le meilleur d'une symphonie mélancolique dotée d'une réelle puissance évocatrice, qui n'est pas sans rappeler les travaux magnifiques d'un Basil Poledouris (Conan Le Barbare) voire dans son coté "italien" plus prononcé le compositeur Amedeo Minghi(La Caverne De La Rose d'Or ou La Légende d'Aliséa).
Baroque comme Haendel et transcendant comme les sonates de Chopin, l'écoute devient épopée (sous les sombres periodes de l'inquisition, la légende de la famille Heinz et des drames epiques qui se joueront le long de leur histoire),comme ce que Luca Turilli pourrait oser un jour offrir à ses nombreux fans, débarrassé de ses scories electriques.

Aucun orchestre philarmonique ici mais les mouvements amples et profonds donnent le change. Plus que révélation dans son pays Cristiano de par sa passion et son ambition artistique arrive á franchir clivages et guerres de chapelles pour réussir à offrir au fan de metal epique sa dose d émotion sans oublier une rigueur musicale permettant aux amoureux de la Grande Musique d'y trouver aussi leur compte. Flamboyant dans les tenêbres, ce "Flames of Passion" attise l'affection et l'admiration.
Un travail d'orfêvre qui le jour où Cristiano Filippini franchira le pas en proposant une symphonie faite de réelles cordes et de vent, de chair et de sang (Septicflesh a réussi)nous permettra alors d'acclamer la naissance d'un nouveau genie de la musique aux cotés de Vivaldi ou plus proche de nous d'un John Williams.
N'ayez crainte, ce jour arrive-
9/10
 
 
Under a beautiful artwork evoking an epic power metal (JP Fournier) best discover with surprise an instrumental album consisting of 12 classical pieces, like the perfect soundtrack to a romantic epic. Following a debut album "The First Crusade" (already very inspired) announcing the same musical direction, it is clear the freshness and impact of such music on pure hungry souls.

Cristiano Filippini Italian (that of age 16 starts a call) and genial hands-on tate debut of the guitar as a hard rock guitarist, producing various music destined for tv programs, also stroking of his gold fingers pop music and student at the famous Conservatory Rossini (Pesaro, Italy) is currently director with a master hand the company: Compositions, orchestrations, piano, guitars, synths, programming, production and label...
 
A bombastic work of the beautiful book combines the best of a melancholy Symphony with a real evocative power, which is reminiscent of the work beautiful of a Basil Poledouris (Conan the barbarian) even in his "Italian" more pronounced the composer Amedeo Minghi (La Caverne De La Rose d'Or ou La Légende d'Aliséa).
 
Baroque such as Handel and transcendent as the sonatas by Chopin, listening becomes epic (under the dark periods of the inquisition, the legend of the Heinz family and the drama epic that will be played throughout their history), as Luca Turilli could dare one day offer to its many fans, got rid of its electrical slag.
 
No Orchestra Philharmonic here but detailed and deep movements give the Exchange. More revelation in his country Cristiano because of his passion and his artistic ambition is a cross divisions and wars of chapels to successfully offer metal EPIC fan its dose emotion not to mention a musical rigour to the great music lovers also find their account. Blazing in the darkness, the "Flames of Passion" stirs up the affection and admiration.

A goldsmith working day where Cristiano Filippini will cross the step by proposing a Symphony of actual strings and wind, flesh and blood (Septicflesh succeeded) we will be able to cheer the birth of a new musical genius of Vivaldi or closest to us to a John Williams.

Don't worry, this day arrives-

T & N : Slave To The Empire

DOKKEN enterré (Don a la dent dure) les fossoyeurs jubilent (à savoir l'inconsistant imbibé George Lynch, Jeff Pilson et Mick Brown) et tentent avec ce Tooth & Nail (avorté grace à une décision de justice et devenu par la force des choses ce T & N ), projet musical revisitant ici et là un passé glorieux aux cotés de nouvelles compositions (fraiches comme la culotte de Ayem), de survivre à l'anonymat qui ne manquera pas de recouvrir de son voile opaque ces fumeuses mélodies sans âme, anecdotiques et donnant quand même une diarrhée sévére lorsqu'on connait les capacités de ce trio d'enfer. Les années passent, et le foie trinque. Trop lourd, ce Slave To The Empire (comme le titre éponyme qui ouvre l'album annoncera la couleur : gras comme un loukoum, avec ses soli en chaise roulante) initiera une digestion difficile.
Jeff Pilson majoritairement aux vocaux (quelle plaie), aidé ailleurs par des pointures-pôle-emploi (en vrac : Doug Pinnick, Tim Owens, Seb Bach), nous êtions en droit d'en attendre un peu plus.
Las, dés le deuxiême suppositoire "Sweet Unknow", on court au désastre. Pachydermique tempo sous xanax, le morceau parfait pour accompagner un épisode de Derrick irritera le colon.
"Tooth & Nail" avec Pinnick comme lead vocal assome malgré la tentative de passer la seconde. Ça ne fonctionne pas, et Lynch est aux fraises. Tout est daté, pataud, maladroit et jamais la flamme n'est ravivée.
On espère alors que la relecture d'un classique de DOKKEN sauvera les meubles. Tim "Ripper" Owens donne le baiser de la mort et le "Kiss Of Death "même si moins tranchant que l'original donnera le frisson tant l'identité musicale du grain vocal de l'ex hurleur de Judas fait monter l'adrénaline (malgré une fois encore le solo en carton d'un Lynch en état de décomposition avancé). Enfin un (presque) bon point. "Alone Again", lui aussi, devient immédiatement une pure création personnelle d'un Seb Bach toujours aussi inspiré, lumineux et la ballade caresse.
Avec aux manettes les moufles d'un Jeff Pilson retraité s'occupant de la production de cet objet inutile et sous un artwork mince comme un bodybuilder rwandais, mon ami, tu as juste envie de mourir. Le seul conseil à l'issue de l'écoute de ce CD est de rapidement te procurer le dernier DOKKEN, qui, lui, signe avec son Broken Bones d'excellente facture le testament parfait d'une oeuvre musicale conséquente et respectée (plus de 10 millions d'albums vendus quand même principalement dans les années 80). Et d'oublier fissa ce T & N .
Mince, plus de papier toilette...

3/10 (et grace aux participations de Bach & Owens)

15 nov. 2012

PAPA ROACH : The Connection (Chronique CD)


Je n'ai pas vomi (hurlements-applause-fellation).
J'ai adoré le dernier Duran Duran.

Cela devrait amplement suffire pour délimiter le courroux, voire ce petit coté géné à l'écoute du nouveau MacDo craché par les très (trop) lookés PAPA ROACH qui avec ce septième album au compteur, le mal-nommé The Connection épuise toutes tentatives de magnanimité et affiche (comme le premier single déféqué "Still Swingin") une lourdeur indigeste.
Infest (2000) ou bien encore Lovehatetragedy (2002) au sortir de nineties passionnantes comme le vagin de Courtney Love pouvaient faire encore illusion, mais 2012 sera sans pitié : Qui a besoin de ÇA aujourd'hui ?

Gavante (sur)production enfournée par James Michaels & John Feldmann (Sixx A.M., Scorpions, Panic at The Disco, Escape The Fate, en clair : rien que des premiers de la classe, têtes à claques donc) et compositions baveuses (One Direction ont sans faiblir le même public ) narrant les up & down du "regardez-comme-je-souffre-ma-copine-m'a-quitté-et-ben-alors-je-picole leader miauleur ex Coby Dick (le surnom, déjà indiquait le niveau), difficile sans être une morue boutonneuse (posters : Bieber / Nickelback / Nicky Minaj) guettant avec angoisse la première perte de sang de trouver ici de quoi satisfaire ses appêtits.

Ici, que du vent, sous couvert d'un rock métallisé au zinc, comptines éphéméres alourdies d'électro évoquant la hype (Skrillex en tête), simple, on bout du troisième morceau on pense à ses factures.
Efficace, certes, comme un tampon peut l'être, MTV adorera la floppée de singles à venir. Mais après, que nous restera-t-il d'un groupe qui persiste lors de ses interviews a citer (sans rire) Metallica, Slayer ou N.I.N. comme influences quand on subit depuis 2004 des démos dont ne voudrait même pas New Found Glory ?

Noyé dans la masse des inutiles qui persistent et signent, qui les empêcheraient maintenant d'illustrer la bande originale d'un film dédié aux teenagers autistes (allez, Twilight par exemple), ce que même le plus pourri des combos punk-pour-les-nuls (Green Day pour ne pas le nommer) encore en activité (et encensé par une critique internationale sous strychnine) n'oserait jamais faire...? (rire jaune-manque de magnésium-pendaison).

Gagnons du temps, ces mélodies californiennes ne riment à rien, et à l'image des quatres prochaines années Obama, (brassant large naviguant à vue mais prenant l'eau de toutes parts) ce frêle esquif qu'est aujourd'hui PAPA ROACH n'est déjà sans le savoir qu'un vaisseau fantôme, une escroquerie diablement gérée mais qui au final ne trompera personne.

On se concentrera plutôt sur le nouveau As I Lay Dying. Voire même Robbie Williams. C'est dire.


3/10 (parce que cela fait un beau sous-verre)-