15 févr. 2013

IVAN MIHALJEVIC & SIDE EFFECTS : Counterclockwise

"Sandcastle"(2008) et "Destination Unknown"(2010) les précedents avaient fait forte impression sur votre serviteur.
IVAN MIHALJEVIC et ses SIDE EFFECTS reviennent pour le meilleur avec un nouvel album intitulé "Counterclockwise"(enregistré et mixé aux studios Attic Room à Zagreb, Croatie avec un bel artwork réalisé par Robert Butkovic), qui confirme que leur (hard) rock est toujours d'actualité, et que le trio croate (qui à diverses occasions a ouvert pour les Scorpions, Paul Gilbert ou encore Les Paul) sait manier la poudre. On retrouve la fougue du chanteur-guitar(hero)-producteur (et bien + !) Ivan accompagné de Majkl Jagunic à la basse et choeurs et de Alen Frljak affamé aux peaux.

Le squelette trio étant une convaincante architecture en matière de déluge sonore (de The Police à Motorhead on en connait la pertinence), ici les mélodies respirent sans que la puissance soit oubliée. De belles saillies électriques ravagent des compositions au format pop agréables ("Driving Forces") ou d'acoustiques plages invitant à l'introspection ("Gilded Cage"), le déroulé de l'oeuvre se réclamant d'une prise de conscience face à l'adversité, le manque de solidarité et l'état désastreux de notre monde et société ("Gift Of Life"). Concept album se promenant sur des tapis blues-rock, caressant un métal progressif souvent aérien, le chemin est agréable. Stratosphère trouée par les soli invoquant ici Richie Kotzen ou Malmsteen, le feeling s'érige comme étendart ("Time Travel").
Grosse pièce progressive de l'album, "Eclipse"(paroles ecrites par Alen, le batteur qui signe aussi deux autres morceaux et la totalité des musiques avec Ivan) est assurement la tuerie épique qui mettra en joie les amoureux de la dextérité au service d'un canevas métallique de toute beauté, rappelant les meilleurs travaux d'un Dream Theater incontournable ou d'un King Crimson dans sa désorganisation atonale maitrisée. 12 mn de pur bonheur.
"I Am" conclue l'album de délicate manière, comme une réponse fictive qu'un désabusé major Tom toujours perché pourrait offrir en conclusion.

Comme toujours, avec dans le ressenti au sortir de l'album d'un réel partage d'émotions vraies, IVAN touche au but en proposant un bel écrin à sa musique, touchant de ses notes pointues comme des flêches de pierre les cieux, imitant pour le meilleur la cathédrale Saint Stéphane. IVAN MIHALJEVIC, cathédrale électrique.

(Grand merci à Paola)
 
 
"Sandcastle" (2008) and 'Destination Unknown' (2010) the precedents had made an impression on my mind & heart.




IVAN MIHALJEVIC and its SIDE EFFECTS return to best with a new album titled "Counterclockwise"(recorded & mixed at Attic Room à Zagreb, Croatia with a beautiful artwork by Robert Butkovic), which confirms that their (hard) rock is always topical, and know the Croatian trio (which on several occasions has opened for Scorpions, Paul Gilbert and even Les Paul) handling the powder. Found the ardour of the singer-guitar (hero) - producer (and much !)  with  Majkl Jagunic on bass and vocals and Alen Frljak starved to skin.




The trio being a convincing skeleton architecture on sound flood (The Police to Motörhead on knows the relevance), here the melodies breathe without that power is forgotten. Beautiful electric projections ravage compositions in pop format pleasant ('Driving Forces') or acoustics beaches inviting introspection ("Gilded Cage"), took place the work claiming awareness in the face of adversity, the lack of solidarity and the disastrous state of our world and society ("Gift Of Life"). Concept album walking on carpets blues-rock, stroking an often air progressive metal, the way is nice. Stratosphere band by soli invoking here Richie Kotzen or Malmsteen, the feeling builds as flag ("Time Travel").
Big progressive piece of the album, "Eclipse"(words by Alen),  is certainly the epic killing spree which will joy lovers of dexterity in the service of a beautiful metallic canvas, recalling the best work of an inescapable Dream Theater or a King Crimson in its disruption atonal mastered. 12 minutes of pure happiness.
"I Am" reached the delicate way album, as a fictional response as a disillusioned major Tom always stoned could offer in best conclusion.




As always, with in the felt at the end of the album to a real sharing of true emotions, IVAN key purpose in offering lush beautiful music, touching his sharp and stone arrows notes heaven, imitating the great Cathedral Saint Stephen. IVAN MIHALJEVIC, Cathedral electric.




(Thanks to Paola)

11 févr. 2013

RAVE AGE : Right Now !

Thrash comme tu craches sur le bitume, avec le perfecto et le blanc-limé (vin blanc et limonade, se boit comme du petit lait...), on plonge dans le vintage, dans le roots, avec une production rêche, et des compositions franches comme le regard de Mike Tyson, on cause ici sur un coin du zinc de RAVE AGE , toujours dans la course, 15 ans déjà que ce metal colore de sa verve Toulouse et ses environs. "Right Now !", autoproduction revisitant le premier EP sorti en mai 2010, "Burning Generation", ajoutant aux 6 morceaux 7 nouvelles compositions (et 2 surprises) carrées de chez carrées n'offre rien d'autre qu'un gros shoot de rock aux enjoliveurs métallisés, avec ce petit coté "pub" (Dr Feelgood souvent se sent bousculé) dans sa production qui rend eminemment sympathique ce petit objet brillant.
Snakebite qui distribue la galette a le nez fin. Souvent ça groove comme un Motorhead sous GHB , souvent on pense à Entombed pour cette sincerité musicale qui s'echappe des hauts-parleurs. Bien sur, celui qui espère Def Lep se pendra, celle qui humide attendra un nouvel A7X se fera vomir. Ici, c'est basique comme un coup de boule, avec de temps à autres de petites entailles Death Metal ou un phrasé vocal lorgnant quelques fois vers le hardcore (une fraiche tessiture qui tient en éveil tout au long de l'album), mais on reste quand même plus proche d'un Metallica du début ("Mister Jones", par exemple). La tierce mortelle qu'est "Death is Not for Me", "Kiss My life" et "Open Your Eyes" ne fera pas de prisonnier, on est abasourdi par un tel déluge de puissance maitrisée (les soli restent somptueux), et à ce moment l'album s'équilibre pour le meilleur.

L'écoute se révêle plaisante, et on ne souhaite qu'une chose, que ce RAVE AGE accède enfin en première division, car le potentiel est assurément là.
Notons l'effort fait pour proposer un packaging attrayant, belle carte de visite pour celui qui acceptera d'ouvrir sa porte à ce groupe volontaire, dont la sincérité et le talent ne peuvent être remis en cause.
Très belle surprise. Déjà on guette avec avidité le prochain.
 
 

DEAD MOUNTAIN MOUTH : Crystalline

One-man band post-core atmosphérique (fondé en 2007) et projet totalitaire mené d'une main de fer par le guitariste-chanteur Lundi Galilao (aussi aux affaires dans A Very Old Ghost Behind The Farm), voici donc le nouvel et deuxième album de DEAD MOUNTAIN MOUTH (après un "Loka"remarqué sorti chez Dread Lair records en 2011), mixant un Black Métal sismique à des ambiances psychédéliques torturées, comme le miel se mélange aux barbelés. Proche d'un Shining (Neurosis n'est pas loin non plus) dans sa propension à enfermer l'auditeur dans une sorte de cocon molletonné de tessons de bouteilles, souvent dans ce genre de drama musical on remercie l'auteur de nous avoir épargné le concept double album tant cette musique demande grosse immersion, et volonté de s'abandonner à la mitraille.
Magma d'où s'échappent de fulgurants traits électriques, illuminant de temps à autres des compositions noires comme la suie, "With swans and silver wings" etant un exemple concret de ce qu'un My Bloody Valentine pourrait aujourd'hui offrir sans rougir, si les irlandais forniquaient sans latex sur le bout avec la sombre trainée qu'est Black Sabbath. Un shoegaze maladif, qui gratte, qui infecte, qui tel un virus titille de sa langue fourchue nos globules rouges.

Le contexte est irritant, certes, mais accueuillant comme un vagin affamé. On brave le danger, on en redemande. Les vocalises habitées ("Among the stones") indiquent le chemin, et on y dépose le venin.
On invoque, on touche au Sacré, on se perd dans les infinis, cette musique dans son essence n'est pas si éloignée que ça des travaux d'un Gojira et d'un Opeth. On lêche minéral, on suce astral. On se perd. Métal introspectif.
7 titres saignent de ce "Crystalline" opaque, qui une fois apprivoisé, se révêle être un vrai cadeau, cachant en son sein des trésors de finesse (les compositions à tiroirs jamais ne lassent) et imprime pour longtemps une impression d'avoir partagé un moment rare avec le psyché d'un artiste totalement libéré des carcans commerciaux ou idéologiques. Un (surprenant) excellent album.
 
 

6 févr. 2013

STRATOVARIUS : Nemesis

Débarrassé depuis deux albums (très convaincants, Polaris et Elysium) de la plaie aux tics et aux tocs qu'est le lourdaud eskimo (parce que bi-polaire...) Timo Tolkki qui enraya la belle machine speed metal avec ses péripéties dignes d'un soap opéra hindi et ses pétages de plomb pitoyables (la maladie n'excuse pas tout et je sais de quoi je parle), retrouvons pour le meilleur ce NEMESIS volontaire, qui se pose en digne successeur des précedentes oeuvres, avec encore plus de force et d'emphase dans les orchestrations, affichant une excellente santé, malgré les départs des 3/4 de la bande, laissant comme ancêtres encore verts Timmo Kotipelto et Jens Johansson, en état ici de lévitation avancée.
"Abandon" comme première déflagration, secousse sismique, comme pour rassurer le chaland. Nous sommes ici en terrain connu, et STRATOVARIUS a la pèche, choeurs sous coke, chant vindicatif et martelement hypnotique. Tout y est, c'est du gros metal calibré, et la mélodie entêtante sublimée par des claviers indomptables reste longtemps en tête.
"Unbreakable" (déjà sorti sous EP comme amuse-bouche) avait réjoui les papilles. On y ressent une sorte de douce revanche face à l'adversité, voire la fatalité. Le groupe semble soudé comme jamais, et la magie fonctionne.
Cavalcade du feu de Dieu avec "Stand My Ground", qui emporte tout sur son passage, refrain vainqueur, effectivement on y retrouve encore ce sentiment revanchard, avec d'épileptiques saillies electriques, clavecins maléfiques mollestés par de rustres choeurs assassins. Gros morceau taillé dans le lard.
"Halcyon Days" aux effluves electro séduit, de par son traitement sur les vocalises du sieur Timo, et de ce coté dark. Gros tube en puissance, très fédérateur.
Comme le paon fait sa roue, "Fantasy" porte admirablement son nom. Plus juvamine que cela, y a pas.
Intro de peaux frappées lourdement, et rythmes syncopés, le temps est à l'orage et "Out Of The Fog" se veut plus menaçant, avec son speed metal mélodique montrant les crocs laissant immédiatement place à un piano invitant au retour d'un classicisme dans la composition maintes fois célèbré par les talentueux finlandais, avec une guitare en mode groovy, roots dans la caresse du nylon. "Castles In The Air" flotte tranquille.
"Dragons", identique dans l'intention offre tout ce que l'on aime chez STRATO : punch musical et plaisir immédiat dans l'interpretation. "One Must Fall" sera sans doute le morceau le moins inspiré, lourd dans son déroulé, et vite ennuyeux.
On referme bientôt l'ouvrage avec l'aérien "If The Story Is Over", doux moment laissant paraitre le coeur à travers cette armure electrique qu'est devenu à force de coups du sort STRATOVARIUS, encore humain après tout.
"Nemesis", qui conclue l'album et offre ses couleurs au drapeau (quatorzième album quand même) signe de son sang et son âme l'identité intrasèque de ce groupe généreux et über mélodique, qui malgré certaines rocailles acérées n'a jamais dévié de sa conception de l'art et qui peut se resumer en ces deux mots : Abnégation et Partage.
STRATOVARIUS est le fléau de la fatalité. Un album indispensable.
 
 

SAXON : Sacrifice

Fier étendart de la NWOBHM, et le temps ne fait rien à l'affaire, depuis 1977 SAXON laboure le globe avec son heavy metal puissant, racé et ce vingtième album intitulé SACRIFICE sous artwork aztéque ne sera pas une mauvaise surprise. Dans la foulée immédiate du musclé et roots Call To Arms, (ainsi que du très gourmand DVD Heavy Metal Thunder The Movie) Steack-man (Biff pour les intimes, au demeurant fort sympathique)) de sa voix appelle au combat.
Le premier morceau qui donne son titre à l'album fait dans le concret. Ça broie de la cervicale, dans la plus grande tradition.
Crusader n'est pas si loin quand déboule le rafraichissant "Made In Belfast", aéré d'un petit coté celtique bienvenue.
F1 chromée, soli brulant l'asphalte, gros coup de speed avec le volubile "Warriors of The Road", qui laisse place au nostalgique (dans son traitement) "Guardians Of The Tomb", qui comme d'ailleurs tout l'album offre une patine tirée des glorieuses eighties, un retour à un son plus chaud, analogique (même si enregistré en digital à domicile, dans le Yorkshire natal du ex-normand chantant) caressant l'auditeur avec un confort d'écoute rappelant nos chers vieux vinyls d'antan...manque plus que le craquement...
Nous sommes en terrain connu, conquis, et jamais il faut bien l'avouer SAXON n'a décu (j'avais à l'époque adoré Innocence Is Not excuse et plus tard Destiny, comme quoi...). Comme leurs amis de Motorhead, ils ont en commun cette constance, consistance. C'est du rock, et rudement bien metallisé.
Gros mid-tempo pour faire souffler les bêtes, "Walking The Steel" est l'oasis espérée, avec son developpement progressif, arpèges délicates et chant concerné. On reste dans la lande et "Night Of The Wolf" est assurement une belle démonstration du pouvoir d'evocation que cette musique réussit à transcrire à travers son metal lumineux. Biff comme toujours tutoie les sommets et les discrets choeurs rattrapés par un solo libérateur prouvent une fois encore la qualité absolue de cet album, parfait mélange de ce qui fait SAXON, qui jamais ne se refuse le droit d'oser et garde en tout temps une maitrise totale de son art. Ces forgerons dansent avec le feu depuis quand même plus de trente-cinq ans. "Wheels On Terror" invoque l'acier le plus tranchant, comme un ACCEPT de la grande époque. Imparable.
L'album se concluera avec le très basique et groovy "Standing in A Queue", riffs à la Young and co et carrément efficace. A l'ancienne, papa !
40 mn passées à la vitesse de la lumière, on en redemande encore.

Ouf, un deuxième CD prolonge l'orgasme avec une version orchestrale magnifique de Crusader, faisant la nique à Rhapsody et Manowar, car cette voix, ami, sait te donner la chair de poule. Deux nouveaux réenregistrements sont aussi offerts, "Just Let Me Rock" (1984, Crusader) et "Forever Free" (1992, Forever Free), sympathiques mais pas transcendants dans leurs traitements. Plus bouleversantes sont les deux versions acoustiques que sont "Requiem" (1991, Solid Ball Of Rock), absolument dantesque, (qu'on imagine un jour Bono reprendre) et "Frozen Rainbow" (1979, Saxon), qui comme les meilleurs des ballades d'un Blind Guardian, touche à l' âme.

Et quand se pose le guerrier, vainqueur, on savoure comme un bon vin cette excellente cuvée 2013.
Excellent, comme toujours-


12 janv. 2013

ELDRITCH INTERVIEW

Entretien avec EUGENE SIMONE (guitares), par Mel Delacroix



 
 
ELDRITCH est un groupe très difficile a classer : il mélange prog, thrash, heavy... pensez-vous que cela peut interfèrer avec la visibilité de cet excellent groupe ?
 
 
Ce mélange de nombreux styles différents pourrait donner de bonnes critiques et beaucoup de considération par des personnes qui recherchent un groupe avec une forte personnalité. Je sais également qu'en fait il n'est pas facile d'être original et convaincant en même temps... malheureusement les étiquettes doivent promouvoir les trucs branchés et commerciaux et la masse préfère les groupes plus facilement « easy listening » . Juste une petite partie des fans de métal ose le pari de franchir les clivages. Pour nous il n'y a aucun sens a copier d'autres millions de groupes. Nous essayons toujours de proposer quelque chose de personnel, et qu'importe les tendances.
 
 
1991/2012 : Quels sont les projets immédiats (interview réalisée en novembre 2012) ?
 
 
Nous prévoyons quelques spectacles en Italie avant de participer au festival Ragnarokkr aux États-Unis l'année prochaine. Nous cherchons a jouer pour les festivals de l'été prochains, travaillant sur de nouvelles chansons dans le même temps.
 
 
Etes-vous content du partenariat avec Scarlet records ?
 
 
En fait, il est impossible pour n'importe quels groupes de prétendre a esperer enormement plus que ce qui se passait il y a 15 ans. Bien sûr, nous aimerions obtenir plus, mais nous comprenons que, maintenant, il est difficile d'investir beaucoup d'argent, en particulier pour un groupe de metal...
 
 
 
DREAM THEATER apparaît comme un fantôme sur vos épaules... vous acceptez cette remarque ou cela est totalement fortuit ?
 
 
Vraiment vous croyez??? J'espère toujours que nous ne rappelons pas Dream Theater. Ils sont un grand groupe et j'ai adoré leurs premiers albums. Mais nous tenons à être juste Eldritch... et pas quelqu'un qui se reclame de DT. Trop de groupes le font....Je veux dire, j'ai enormement de respect pour les maîtres du metal prog, mais nous aimerions que les gens nous aiment comme une bande avec sa propre personnalité.
 
 
L'Italie a une scène métal très active et importante. Quelle est votre opinion sur vos compatriotes ? Quels sont les groupes qui ont vos faveurs ?
 
 
Il y a deux groupes qui ont remporté un franc succès. Lacuna Coil et Rhapsody (Of Fire). Comme nous, les autres groupes sont dans la scène depuis le début des années 90 et certains d'entre eux avec un bon succès (Labyrinthe). Mais malheureusement l'Italie n'est pas un pays métal et les groupes n'obtiennent pas de support. Beaucoup d'excellents groupes de métal mais aucun soutien derrière. Les gros producteurs ici cherchent d'autres styles de musique (pop italienne). En Suède, il y a un autre respect pour ceux qui veulent essayer rock et metal ... En Italie ce n'est pas la même chose.
 
 
Les événements économiques qui ravagent l'Europe influencent-ils votre vision et le travail de composition ? Mécaniquement, cela durcit votre son ?
 
 
Habituellement tout, autour de nous, pourrait influer sur l'écriture des chansons (en partie). En tout cas ce que vous lisez dans nos paroles est pris par nos expériences personnelles. Notre premier album, "Seeds Of Rage" (1995) et "Gaia' s Legacy (2011) sont les seules exceptions.
 
 
L'écologie est un thème central de votre album à ce jour ("Gaia's Legacy) semble tenir une grande place dans vos préoccupations civiques ?
 
 
Nous tenons à expliquer que l'héritage de Gaia n'est pas un message pour les gens à changer leur style de vie. Nous le voyons tous les jours, le changement climatique et tous les tremblements de terre et tsunami dans le monde entier appellent notre attention. Bien sûr, nous essayons de rappeler toutes les fois que cela est possible que ce qui est sous nos pieds est quelque chose à respecter. Parce que nous sommes invités sur cette planète... et comme tout le monde, parfois nous nous souvenons, parfois pas...
 
 
Pour vous, que manque-t-il dans ELDRITCH pour accéder à la première marche du podium ?
 
Je pense que ce qui nous manque ne tient pas en une seule raison. Sans doute la principale raison c'est parce que notre musique n'est pas facile à comprendre. Nous n'acceptons jamais les compromis. Quelqu'un dans le passé nous a demandé des influences plus classiques, plus double grosse caisse et plus hautes parties vocales lyriques dans notre musique... pour obtenir plus de fans et de ventes... mais nous avons toujours répondu « Non Merci ». On n'a jamais voulu quitter notre tempérament et nous sommes fiers de notre décision. Des errements au niveau du ciblage publicitaire et aussi certains mauvais choix dans le passé (comme de quitter Inside Out) nous a mis dans la merde...De toute façon, nous sommes toujours dans la scène. Et les gens semblent nous respecter, disant : nous sommes l'un des plus originaux groupes métal prog dans le monde entier. Et nous sommes sûrs qu'une bonne promotion pourrait nous donner plus de chances d'augmenter la base de fans.
 
 
ELDRITCH est un nom respectable par sa longévité, sa prise de risque dans le développement d'une vaste et ambitieuse musique, par son éclectisme stimulant ainsi que sa technique instrumentale au service de mélodies somptueuses. Comment Imaginez-vous l'avenir ? et le prochain album ?






 


Il est difficile d'imaginer quel genre d'avenir s'offre à nous. Une chose que je peux dire... nous préparerons le nouvel album sans courir. 4 chansons sont presque prêtes, l'album... pas avant l'été 2013.
 
Vous avez travaillé avec Ray Alder (Fates Warning, qui reste une grande influence) et Nicholas Van Dyk (Rédemption). Quels sont les prochains artistes qui pourraient être invités en tant que guest de choix sur votre prochain chef-d'œuvre ?
 
Je ne sais pas. Pas sûr d'en avoir un pour le nouvel album. Pour le moment je n'en ai aucun dans mon esprit...
 
Vous aimez faire des covers, toujours très inspirées (Faith No More ou The Knack). Un indice pour la prochaine... ?
 
Lire la dernière réponse he he...
 
Avez-vous déjà reçu de bons commentaires au sujet de vos clips vidéo très réussis ? Un autre projet ?
 
Notre intention était de réaliser une troisième vidéo, mais à la fin nous avons changé d'idée. Il est bon de promouvoir le nouvel album avec plus d'un clip vidéo, parce que les gens vivent plus sur internet que devant une scène, mais c'est trop cher de faire une vidéo. Pour un groupe comme nous, deux vidéos sont assez... donc, nous recherchons des spectacles en direct parce que nous croyons en la musique live...
 
Quels sont les 3 albums de votre vie (toutes musiques) ?
 
Question très difficile... tout le monde dans le groupe a son propre album/groupe préféré. Je parle pour le groupe ...Opération Mindcrime (Queensryche), Parallels (Fates Warning), Master Of Puppets (Metallica). Mais je ne peux écrire beaucoup plus car nous avons beaucoup d'influences (Annihilator, les premiers Dream Theater, Coroner, Savatage etc...). J'ai mentionné les premiers dans mon esprit:)
 
Comment est l'ambiance dans le groupe aujourd'hui ? (pas de mauvais sentiments à la "Queensrÿche" ah ah...) ?
 
Oh ahah ! Tout est ok ! Tous les gars sont de très bons musiciens et il est formidable de travailler avec eux. J'espère vraiment que nous pourrons travailler ensemble pendant une longue une très longue période...
 
Derniers mots pour vous, vos désirs...
 
N'en peut plus d'attendre de vous voir vous éclater au-devant de la scène ! :D
 
 
ELDRITCH is a very difficult group a classify: it mixes prog, thrash, heavy... do you that it interferes with the visibility of this nonetheless excellent group? Mixing a lot of different styles could give great reviews and a lot of consideration from people who search for a band with a strong personality. I know also that actually It’s not easy to be original and successful at the same time...unfortunately labels need to promote trendy and commercial stuff and the mass prefers "easy listening" bands. Just a small part of the metal fans is so patient to listen hybrid and uncommercial bands. For us it has no sense to be a copy of other million bands. We always try to propose something personal, we don't care about trends.
1991/2012: what are the immediate projects?
We're planning some shows in Italy before taking part of the Ragnarokkr Metal Apocalypse in US the next year. We're looking for the next summer festivals, working on new songs in the meantime.
Are you content to your partnership with Scarlet records?
Actually it's impossible for any band to pretend what labels were giving 15 years ago. Of course we would like to get something more but we understand that now it's hard to invest a lot of money, expecially for a metal band...
Your current work in ELDRITCH plans this group in full in a saving sound modern? What are your feelings on the composition of the music?
The feeling could change everytime...as you know, we're not a band who likes to repeat the same things. This time we'll do something different but still into our style...melodic, aggressive, technical... Nothing more about the new songs hehe ;)
DREAM THEATER appears as a ghost over your shoulders... is this accepted, causing or totally fortuitous?
Really do you think so??? I always hope we don't remind Dream Theater. They're a great band and I loved their first albums. But we would like to be just Eldritch...and not someone who remember DT. Too many bands remember DT...I mean, all the respect for the masters of prog metal but we would like that people remember about us as a band with his own personality.
The Italy has a very active and prominent metal scene. What is your perspective on your countrymen? What are the groups that have your favors?
There are two bands that have a big success. Lacuna Coil and Rhapsody. Like us, other bands are into the scene since the early 90's and some of them with a good success (Labyrinth). But unfortunately Italy is not a metal country and bands don't get the right support. A lot of metal bands but no support behind. Big producers here look for other music styles (italian pop). In Sweden there's another respect for who wants to try a carrier with rock and metal music...in Italy is not the same.
The economic events that Europe endured influence your vision and work of composition? This hardens mechanically your sound?
Usually all is around us could influence (in small part) the songwriting. Anyway what you read in our lyrics is taken by our personal experiences. Our first album Seeds Of Rage and the last Gaia's legacy are the only exceptions.
Ecology is a central theme of your album to date ("Gaia's Legacy") seems to hold a great place in your civic concerns? How do you daily?
We would like to explain that Gaia's Legacy is not a message for people to change their style of life. We see the climate change everyday and all the earthquakes and tsunami around the world put our attention to that. We just talked about this thematic because we think it’s very actual and we would like other people to share it with us. Of course we try to remember all the times that what is under our feet is something to respect. Because we're guests on this planet...and as everyone, sometimes we remember, sometimes not...
For you, what's missing in ELDRITCH to access the top of the podium? of more ambitious shot? a more increased work on the part of your label from the media?
I think what we miss is not for one reason only. Surely the main reason it's because our music is not easy to understand. We never accepted compromises. Someone in the past asked us to include more classical influences, more double bass drum and more high lyrical vocal parts in our music...for getting more fans and more sellings...but we always answered "no thanks". We never wanted to leave our temper and we're proud of our decision. Anyway, also a bad label work sometimes was a damage for us but also some wrong choices in the past (like to leave Inside Out Music) put us in the shit...Anyway, we're still into the scene. And people seem to respect us, saying we're one of the most original prog metal bands worldwide. And we're sure, a good promotion could give us some more chances to increase the fanbase. 
After Angra, Threshold, Pain Of Salvation, Firewind, festivals Gods Of Metal, Sweden Rock, ProgPower USA etc... What would be the tour of dream for you? who on your side?
In the last years we got a good feedback from USA. So what we expect is to play there again. But we're looking for some shows in Europe and summer fests. We shared the stage with a lot of big bands and our dream is to have the chance to repeat those awesome experiences. 
ELDRITCH is a name that commands respect by his longevity, his catch of risk in the development of a broad and ambitious, music by its eclecticism invigorating as well as his instrumental technology at the service of sumptuous melodies. How you imagine the future? and the next album?
It's hard to imagine what kind of future we'll have. One thing I can say...we will prepare the new album without running. 4 songs are almost ready but i don't know when we'll release it... Not before the summer 2013. Since we'll work hard, we'll stay into the metal scene for a long time more...
You have worked with Ray Alder (Fates Warning, which remains a big influence ) as well as with Nicholas Van Dyk ( Redemption ). What would be the next artists who could be invited as guests on your next masterpiece?
I don't know. Not sure to have one for the new album. At the moment i don't have one in my mind...
you like doing covers versions, very inspired (Faith No More or The Knack ). What will be the next?
Read the last answer hehe...
Have you received good feedback about your very good video clips (Déviation" and "Everything's burning"). Another project?
Our intention was to realize a third video but at the end we changed idea. It's good to promote the new album with more than one videoclip because people live more on internet than in front of a stage but it's too expensive to make a video. For a band like us, two videos are enough...so, we're looking for some live shows because we believe in live music...
What are the 3 albums of your life ( any combined music )? and the artist that you do the most?
Very difficult question...everyone in the band have his own favorite album/band. I talk as band...Operation Mindcrime (Queensryche), Parallels (Fates Warning), Master Of Puppets (Metallica). But I can write a lot more because we have a lot of influences (Annihilator, Watchtower, the firsts Dream Theater, Coroner, Savatage ecc...). I mentioned just the first ones in my mind :)
How is the atmosphere in the Group today? (not bad feelings as happened with Queensrÿche ah ah ... )?
Oh no ahah! Feelings into the band are ok. All the guys are very good musicians and people great to working with. I think this is the best line up since the first releases. I really hope we could work together for a long time more...
Last words for you, your wishes...
Can't wait to see you all in front of the stage!
  
 

9 janv. 2013

PLEASURE ADDICTION : InDependence

Syndrome G n'R (pour la patience et longueur de temps) Beau Hill et Flavio (premier hurleur) out, El Butcho (avec toutes ses participations musicales certainement imposable à 75 %) chaussant les tiags, enfin s'excite PLEASURE ADDICTION, [Stuffy (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, HIGHLIGHT ENEMIES, SUCKERSTARZ) à la basse, Pamyz (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, SUCKERSTARZ) aux peaux, Julien Gatter (AESTHESIA) et Bady (SWEET SILENCE) aux guitares], qui après moults lessivages de planchers aux cotés de médaillés tels XYZ, L.A. Guns, White Lion , aujourd'hui enfin offre sa galette (sous une cover qui n'est pas sans nous rappeller celle des fabuleux Sweet Lips de notre jeunesse), et jouissance suprême titille nos endorphines avec "InDependence", album glam rappellant les grandes heures du genre (en vrac : Warrant, Danger Danger, ou plus "roots" comme un Poison ou un Pretty Boy Floyd) avec son rock direct, décharges juvamines ("Saturday Nite"), caressant les chromes de ton Audi avec des tubes imparables tels "Dance"(solo dans la grande tradition : in-your-face !) ou encore le très chaloupé "Couldn't Live Without You" version samba (la version standart est assurément un hit en puissance) en bonus track.
 
Choeurs bombastiques (avec une présence feminime remarquée : Sarah Layssac (Arkan) ), fougue juvénile, laque et blush, tout y est parfait, Dorian Gray n'a pas bougé d'un poil. Les glorieuses eighties sont à portée de main, et Dieu, que cela fait du bien en ces temps de tristes mines. Impossible à l'écoute de les localiser géographiquement, tant l'esprit "Sunset Strip" est ici sublimement rendu. C'est Français ma p'tite dame, et c'est fier comme un paon. Avec Rakel Traxx dans les parages la basse-cour se pare de mille paillettes.
Production limpide sous signature Shotgun Génération Records (plus qu'une écurie, une mine qui abrite en son sein une kyrielle de groupes sexy), impossible de ne pas succomber à cette voix qui convoque tant de souvenirs et cette musique qui a construit depuis ses plus tendres années votre serviteur (apogée : 1989).
"Wham Bam Thank You Glam !"
Grosse très grosse impression.

8 janv. 2013

DAVID BOWIE IS BACK !

David Bowie Announces New Album: The Next Day

January 7, 2013
David Bowie The Next DayYes, you read that right: David Bowie is back with a new record of original songs for the first time in a decade. The Next Day arrives in March, preceded by first single “Where Are We Now?” arriving today, his birthday (and mine, too). Commenting on his absence, the announcement reads:
In recent years radio silence has been broken only by endless speculation, rumor and wishful thinking ….a new record…who would have ever thought it, who’d have ever dreamed it! After all David is the kind of artist who writes and performs what he wants when he wants…when he has something to say as opposed to something to sell. Today he definitely has something to say.
Longtime Bowie producer Tony Visconti helmed the boards for The Next Day, which was written entirely by the Thin White Duke, Ziggy Stardust, himself, et al. and recorded in New York City. Preview some artwork above and the tracklist/single below:
The Next Day Tracklist
01. “The Next Day”
02. “Dirty Boys”
03. “The Stars (Are Out Tonight)”
04. “Love Is Lost”
05. “Where Are We Now?”
06. “Valentine’s Day”
07. “If You Can See Me”
08. “I’d Rather Be High”
09. “Boss Of Me”
10. “Dancing Out In Space”
11. “How Does The Grass Grow”
12. “(You Will) Set The World On Fire”
13. “You Feel So Lonely You Could Die”
14. “Heat”
Bonus tracks:
15. “So She”
16. “I’ll Take You There”
17. “Plan”

(from Twentyfourbit.com)

13 déc. 2012

CRISTIANO FILIPPINI : Flames Of Passion

 
 
Sous un magnifique artwork évoquant le meilleur d'un épique power metal symphonique (JP Fournier) découvrons avec surprise un album instrumental constitué de douze piêces classiques, comme la bande-son idéale d'une épopée romanesque. Faisant suite à un premier album "The First Crusade" (déjà très inspiré) annoncant la même direction musicale, force est de constater la fraicheur et l'impact d'une telle musique sur de pures âmes affamées.
Cristiano Filippini prodige italien (qui dés l'age de 16 ans commence a composer) et genial touche-à-tout tate lors de ses débuts de la guitare en tant que guitariste hard rock, produisant diverses musiques à destination de programmes tv,caressant aussi des ses doigts d'or la pop music et etudiant au fameux conservatoire Rossini (Pesaro, Italie) dirige aujourd'hui d'une main de maitre l'entreprise. Compositions, orchestrations, piano, guitares, synthés, programmations, production et label à lui tout seul ...
Cette grandiloquente oeuvre au magnifique livret allie le meilleur d'une symphonie mélancolique dotée d'une réelle puissance évocatrice, qui n'est pas sans rappeler les travaux magnifiques d'un Basil Poledouris (Conan Le Barbare) voire dans son coté "italien" plus prononcé le compositeur Amedeo Minghi(La Caverne De La Rose d'Or ou La Légende d'Aliséa).
Baroque comme Haendel et transcendant comme les sonates de Chopin, l'écoute devient épopée (sous les sombres periodes de l'inquisition, la légende de la famille Heinz et des drames epiques qui se joueront le long de leur histoire),comme ce que Luca Turilli pourrait oser un jour offrir à ses nombreux fans, débarrassé de ses scories electriques.

Aucun orchestre philarmonique ici mais les mouvements amples et profonds donnent le change. Plus que révélation dans son pays Cristiano de par sa passion et son ambition artistique arrive á franchir clivages et guerres de chapelles pour réussir à offrir au fan de metal epique sa dose d émotion sans oublier une rigueur musicale permettant aux amoureux de la Grande Musique d'y trouver aussi leur compte. Flamboyant dans les tenêbres, ce "Flames of Passion" attise l'affection et l'admiration.
Un travail d'orfêvre qui le jour où Cristiano Filippini franchira le pas en proposant une symphonie faite de réelles cordes et de vent, de chair et de sang (Septicflesh a réussi)nous permettra alors d'acclamer la naissance d'un nouveau genie de la musique aux cotés de Vivaldi ou plus proche de nous d'un John Williams.
N'ayez crainte, ce jour arrive-
9/10
 
 
Under a beautiful artwork evoking an epic power metal (JP Fournier) best discover with surprise an instrumental album consisting of 12 classical pieces, like the perfect soundtrack to a romantic epic. Following a debut album "The First Crusade" (already very inspired) announcing the same musical direction, it is clear the freshness and impact of such music on pure hungry souls.

Cristiano Filippini Italian (that of age 16 starts a call) and genial hands-on tate debut of the guitar as a hard rock guitarist, producing various music destined for tv programs, also stroking of his gold fingers pop music and student at the famous Conservatory Rossini (Pesaro, Italy) is currently director with a master hand the company: Compositions, orchestrations, piano, guitars, synths, programming, production and label...
 
A bombastic work of the beautiful book combines the best of a melancholy Symphony with a real evocative power, which is reminiscent of the work beautiful of a Basil Poledouris (Conan the barbarian) even in his "Italian" more pronounced the composer Amedeo Minghi (La Caverne De La Rose d'Or ou La Légende d'Aliséa).
 
Baroque such as Handel and transcendent as the sonatas by Chopin, listening becomes epic (under the dark periods of the inquisition, the legend of the Heinz family and the drama epic that will be played throughout their history), as Luca Turilli could dare one day offer to its many fans, got rid of its electrical slag.
 
No Orchestra Philharmonic here but detailed and deep movements give the Exchange. More revelation in his country Cristiano because of his passion and his artistic ambition is a cross divisions and wars of chapels to successfully offer metal EPIC fan its dose emotion not to mention a musical rigour to the great music lovers also find their account. Blazing in the darkness, the "Flames of Passion" stirs up the affection and admiration.

A goldsmith working day where Cristiano Filippini will cross the step by proposing a Symphony of actual strings and wind, flesh and blood (Septicflesh succeeded) we will be able to cheer the birth of a new musical genius of Vivaldi or closest to us to a John Williams.

Don't worry, this day arrives-

T & N : Slave To The Empire

DOKKEN enterré (Don a la dent dure) les fossoyeurs jubilent (à savoir l'inconsistant imbibé George Lynch, Jeff Pilson et Mick Brown) et tentent avec ce Tooth & Nail (avorté grace à une décision de justice et devenu par la force des choses ce T & N ), projet musical revisitant ici et là un passé glorieux aux cotés de nouvelles compositions (fraiches comme la culotte de Ayem), de survivre à l'anonymat qui ne manquera pas de recouvrir de son voile opaque ces fumeuses mélodies sans âme, anecdotiques et donnant quand même une diarrhée sévére lorsqu'on connait les capacités de ce trio d'enfer. Les années passent, et le foie trinque. Trop lourd, ce Slave To The Empire (comme le titre éponyme qui ouvre l'album annoncera la couleur : gras comme un loukoum, avec ses soli en chaise roulante) initiera une digestion difficile.
Jeff Pilson majoritairement aux vocaux (quelle plaie), aidé ailleurs par des pointures-pôle-emploi (en vrac : Doug Pinnick, Tim Owens, Seb Bach), nous êtions en droit d'en attendre un peu plus.
Las, dés le deuxiême suppositoire "Sweet Unknow", on court au désastre. Pachydermique tempo sous xanax, le morceau parfait pour accompagner un épisode de Derrick irritera le colon.
"Tooth & Nail" avec Pinnick comme lead vocal assome malgré la tentative de passer la seconde. Ça ne fonctionne pas, et Lynch est aux fraises. Tout est daté, pataud, maladroit et jamais la flamme n'est ravivée.
On espère alors que la relecture d'un classique de DOKKEN sauvera les meubles. Tim "Ripper" Owens donne le baiser de la mort et le "Kiss Of Death "même si moins tranchant que l'original donnera le frisson tant l'identité musicale du grain vocal de l'ex hurleur de Judas fait monter l'adrénaline (malgré une fois encore le solo en carton d'un Lynch en état de décomposition avancé). Enfin un (presque) bon point. "Alone Again", lui aussi, devient immédiatement une pure création personnelle d'un Seb Bach toujours aussi inspiré, lumineux et la ballade caresse.
Avec aux manettes les moufles d'un Jeff Pilson retraité s'occupant de la production de cet objet inutile et sous un artwork mince comme un bodybuilder rwandais, mon ami, tu as juste envie de mourir. Le seul conseil à l'issue de l'écoute de ce CD est de rapidement te procurer le dernier DOKKEN, qui, lui, signe avec son Broken Bones d'excellente facture le testament parfait d'une oeuvre musicale conséquente et respectée (plus de 10 millions d'albums vendus quand même principalement dans les années 80). Et d'oublier fissa ce T & N .
Mince, plus de papier toilette...

3/10 (et grace aux participations de Bach & Owens)

15 nov. 2012

PAPA ROACH : The Connection (Chronique CD)


Je n'ai pas vomi (hurlements-applause-fellation).
J'ai adoré le dernier Duran Duran.

Cela devrait amplement suffire pour délimiter le courroux, voire ce petit coté géné à l'écoute du nouveau MacDo craché par les très (trop) lookés PAPA ROACH qui avec ce septième album au compteur, le mal-nommé The Connection épuise toutes tentatives de magnanimité et affiche (comme le premier single déféqué "Still Swingin") une lourdeur indigeste.
Infest (2000) ou bien encore Lovehatetragedy (2002) au sortir de nineties passionnantes comme le vagin de Courtney Love pouvaient faire encore illusion, mais 2012 sera sans pitié : Qui a besoin de ÇA aujourd'hui ?

Gavante (sur)production enfournée par James Michaels & John Feldmann (Sixx A.M., Scorpions, Panic at The Disco, Escape The Fate, en clair : rien que des premiers de la classe, têtes à claques donc) et compositions baveuses (One Direction ont sans faiblir le même public ) narrant les up & down du "regardez-comme-je-souffre-ma-copine-m'a-quitté-et-ben-alors-je-picole leader miauleur ex Coby Dick (le surnom, déjà indiquait le niveau), difficile sans être une morue boutonneuse (posters : Bieber / Nickelback / Nicky Minaj) guettant avec angoisse la première perte de sang de trouver ici de quoi satisfaire ses appêtits.

Ici, que du vent, sous couvert d'un rock métallisé au zinc, comptines éphéméres alourdies d'électro évoquant la hype (Skrillex en tête), simple, on bout du troisième morceau on pense à ses factures.
Efficace, certes, comme un tampon peut l'être, MTV adorera la floppée de singles à venir. Mais après, que nous restera-t-il d'un groupe qui persiste lors de ses interviews a citer (sans rire) Metallica, Slayer ou N.I.N. comme influences quand on subit depuis 2004 des démos dont ne voudrait même pas New Found Glory ?

Noyé dans la masse des inutiles qui persistent et signent, qui les empêcheraient maintenant d'illustrer la bande originale d'un film dédié aux teenagers autistes (allez, Twilight par exemple), ce que même le plus pourri des combos punk-pour-les-nuls (Green Day pour ne pas le nommer) encore en activité (et encensé par une critique internationale sous strychnine) n'oserait jamais faire...? (rire jaune-manque de magnésium-pendaison).

Gagnons du temps, ces mélodies californiennes ne riment à rien, et à l'image des quatres prochaines années Obama, (brassant large naviguant à vue mais prenant l'eau de toutes parts) ce frêle esquif qu'est aujourd'hui PAPA ROACH n'est déjà sans le savoir qu'un vaisseau fantôme, une escroquerie diablement gérée mais qui au final ne trompera personne.

On se concentrera plutôt sur le nouveau As I Lay Dying. Voire même Robbie Williams. C'est dire.


3/10 (parce que cela fait un beau sous-verre)-


9 nov. 2012

LOU REED & METALLICA : Lulu (Chronique CD)

Totem, prince de l'angoisse, fripé masque bleu, il n'avait pas encore tout donné, nos doléances sont aujourd'hui exaucées, cette seringue remplissant nos plus sombres espoirs d'une resurrection, d'un reveil au coté d'une pute amochée, qui fumerait avec nous son premier crack, avalant l'ayahuasca comme autant de couleuvres . Dehors les chiens de la nuit aboient, mais il ne les voit pas, cachant son regard des inquisiteurs, il a crée le rock comme une architecture chancelante. Des ruines on entend sa voix maladroite qui tremblotte. Cette electricité subit à ses 17 ans, il s'en nourrira pour en cracher l'amère semence à la face du monde, un cul reste un cul, papa-maman pensaient bien faire.
Qui pouvait l'entendre, qui pouvait le comprendre sinon les fievreux cavaliers de l'apocalypse, virtuoses parmi les brutaux, eclectiques quand la masse les desireraient simplement electriques.


LOU REED / METALLICA.

 


Le choc des Titans. La Genese aussi.
Titube, mais ne tombe pas... la rue encombrée de poubelles et autres tessons ensanglantés, preservatifs remplis et bibliotheques vidées, leche ma soeur les orteils du passeur d'âmes, pour qu'enfin il t'emmene dans les caves de l'absolution.
Cette musique sent la pisse, elle qui caresse les epaules de la Mort et tant mieux car le Velvet n'était pas les Doors.
Plus que collaboration, on parle ici de absolue symbiose, de deux entités artistiques au sommet de leurs prerogatives, enfantant dans une euphorie comprehensible un Absolu Chef d'Oeuvre depassant les limités carcans d'un Metal souvent nombriliste (et le cadre souvent conservateur et etriqué d' un public mainstream et couard) et imposant donc ce que devrait etre toute oeuvre estampillée "Rock" en 2012.
Inspiré par deux pièces écrites par l'Allemand Frank Wedekind, "Lulu" narre la grandeur et decadence sociale d'une femme qui ira jusqu'au meurtre de celui qu'elle venère, pour enfin chuter et devenir prostituée avant de sombrer definitivement et mourir.
Quasi 90 mn d'un grand 8 emotionnel, tout est possible, balises violées, aveuglante lumiére, quand tu marches dans la merde forcement ça laisse des traces. La boue est notre meilleure amie, elle nous pare de somptueux oripeaux, princes de rien pour un temps defini, tu sais bien que les demons n'aiment que la crasse, le sang et le vomi. le sperme aussi.
Cette merde est regeneratrice, elle nourrit nos âmes gonflées d'erreurs, craquelées par tant de mauvais goût, abimées comme une vergeture sur la peau du bébé.


LOU REED / METALLICA.


Le meilleur des deux anti-mondes, la puissance cauchemardesque d'une musique cosmologiquement intense alliée aux phrasés typiques du plus bel exemplaire d' enculé que la terre ai porté, forcement puisqu'il n'a jamais voulu mourir et donc rejoindre le troupeaux de veaux degenerés qui l'ont précédé, Jim, John, Jimi, Janis et les autres...
Lou est ailleurs, Lou est different alors forcement...Il etait déjá mort en 1975, quand avec son Metal Machine Music, il avait gravé les Tables de la Loi. Nul après lui ne pourrait sublimer ce genre, echafauder des plans, escroquer les cafards, personne à part Bowie, peut-être, l'autre majestueux prophete de la pop et Iggy, mais lui est fou.

Lulu, abecedaire musical d'une vision, arbre genealogique à lui tout seul, testament du rock & oxygène pur.

Metallica indomptable, Metallica superbe pur-sang racé, Metallica toujours et encore.
Dans la poussiére d'or, Johnny Cash pleure encore et ses larmes creusent des sillons...

Transformer la Machine, et dedans y couler la bile, et laisser hurler la Bourse.
Le succès de l'entreprise sera décrié, il ne peut en etre autrement.
Et c'est le gage que cette aventure sensorielle se merite, Bondage Musique, cette ode à la Vie ne bradera pas ses charmes au premier ejaculateur precoce.
Cette musique te penêtre, et baise avec tes demons, engloutit ta queue comme la plus vorace des petites filles affamées.
Totalitaire et cameléon, singe savant ou poupée cassée, elle saura t'apprivoiser si tu consens à t'abandonner. Donne-toi à cette Electricité.

LOU REED / METALLICA / LULU

10 titres repartis sur 2 cd, des morceaux depassant allegrement la barre des 6 mn, un artwork juste parfait et une production d'une limpidité subliminale font de cet album une sacrée collection de chansons puissantes, massives et racées...Un Metal crepusculaire mais jamais suicidaire, un Rock effeminé comme un
panzerkampfwagen, un hymen impatient, une symphonie urbaine arrachant des cris de stupeurs aux Operas titubant devant tant de beauté, devant tant de liberté.

C'EST TOUT...??

Bien plus ami, bien plus...!!
Lou Reed n'a jamais aussi bien chanté (parlé), Metallica aimer jouer. Le plaisir est contagieux. La musique est un virus.


Et lorsque "Junior Dad" mêne a son terme ses 19:29 mn de pur miracle auditif, vous pouvez dire alors :
" J'ai aimé. J'ai pleuré. J'ai hurlé. J'ai trahi. J'ai failli. Mais Grand Dieu, je me suis senti vivant.
Juste un instant.
VIVANT-

Lulu, le Premier Chef d'Oeuvre Rock du XXI siecle.
Il est etrange que Lou Reed en etait deja l'initiateur d'un autre au XXe...

Lulu, je sais, je sens, Lulu, Juste le Disque d'Une Vie, la bequille de mes vieux jours à venir.

Lulu-
Gravé dans mon âme.
Gravé dans la Roche-
ENGLISH VERSION
A Totem, a prince of anguish, a wrinkled blue mask, to our grievances have been now answered, this syringe fills our darkest hopes of a awake resurrection at the side of a dented whore, smoking with us her first crack, swallowing the ayahuasca as snakes. Outside of the night the dogs bark, but you cannot see their teeth, the howl of the inquisitors is hiding behind the black sunglasses, it creates the rock as a faltering architecture. This electricity is undergoing in its 17 years, wield for spitting in the bitter seed in the face of the world. Who could hear it, who could understand otherwise the feverish apocalypse of the horsemen, virtuosos of the brutal, eclectic when the mass desires them to be simply electric.
The clash of the Titans. The Genesis too.
It’s staggering, but does not fall… crowded garbage cans and other bloodied street sherds, filled preservative and emptied libraries, lick the toes of the smuggler souls, so that finally they take you to the discharge cellars. This music feels the piss, it’s stroking the shoulders of death and so much better because the Velvet was not The Doors.
More than collaboration, we are talking here about an absolute symbiosis, two artistic entities, the summit of their prerogatives, to give birth to an understandable euphoria, an absolute leader of work exceeding the limited strictures of often self-absorbed Metal (and often from a conservative and framework mainstream audience) and imposing the work stamped “Rock” in 2012.
“Lulu”, written by the German Frank Wedekind, narrates the social rise and fall of a woman who goes to a murderer that she loved …and that finally became a prostitute before she sank and died. Almost a 90 minutes emotional vertigo where everything is possible, raped tags, blinding lights, you know, when you walk in the shit it leaves for sure traces. The mud is our best friend, it barriers us to a sumptuous cloak, princes of nothing for a defined time, you know that the demons like that dirt, blood and vomit. This shit is regenerative, it feeds our souls and swollen errors, cracked by both of bad taste and damage, as a stretchmark on the baby’s skin.
Lulu, musical abecedaire of a vision, tree genealogy of rock n roll circus , testament of rock & pure oxygen.
Transform the Machine, and spit the bile, and leave the Stock Market to scream. The success of the company will be decried, it cannot be otherwise. And it is the pledge that this sensory adventure merits, bondage music, this ode to life does not sell off cheaply its charms to the first premature ejaculator.
10 titles distributed on 2 cd, many of them exceed 6 mins, a perfect artwork and production of a subliminal clarity makes this album a sacred and powerful collection. Lou Reed has never sung (spoken) as well, and Metallica loves to play. The fun is contagious. The music is a virus.
The last track “Junior Dad” with its 19:29 minutes enlight the listener to a pure auditory miracle, and you can say:
I cried. I screamed. I betrayed. But great God, I felt alive.
Just a moment
LIVING-
Engraved in Soul.

THULCANDRA : Under A Frozen Sun (Chronique CD)

CETTE TERRE EST BLEUE COMME L'ENFER
Juste fou et sans doute presomptueux, (les Suedois vont me hair...), votre auteur favori va tenter une gageure incroyable, celle de ne jamais mentionner le nom quasi-sacré de Dissection (et là Steffen Kummerer m'embrassera, les larmes aux yeux) dans sa nouvelle fabuleuse chronique dédiée au meilleur du Sombre Metal que nous aimons tant...
Mais"insensé !!", hurlez-vous, avec la meute, tapie, prête a bondir sur le doux agneau que je suis...
Voyez donc, cette douce (mais meurtrie) Terre nourricière qui me porte, me pousse chaque jour un peu plus vers les inaccessibles pierres precieuses de la nuit, ces étoiles mysterieuses et adorées, oui, cette mère-patrie, lange incommensurable, ces forêts qui sont mon berceau, cette neige etincellante qui aveugle les plus temeraires, sur laquelle nobles conquerants ont deversé sang et tripes, pour un peu plus de fer, de cuivre, de bois, pour un peu plus de vie, un peu plus de liberté, cette Terre crucifiée est le cadeau que je me dois de laisser aux generations futures, un parchemin encré d'Amour et de Haine, d'Espoirs et d'Abandons...
Cette terre que foulent aujourd'hui de leurs pieds les (anti ?...) cosmiques magiciens allemands de THULCANDRA, avec leur deuxième album "Under A Frozen Sun", (faisant suite au déjá superbe "Fallen Angel's Dominion", qui m'avait ravi le coeur, me plongeant avec délice dans les trefonds d'une melancolie jouissive, abîmes de plaisir), veritable condensé de l'âme metallique suedoise des années 90, quand le visionnaire (mais pas très net) Øystein Aarseth était encore en vie et que Fenriz n'était pas encore parti dans un trip acide, quand le Black Metal etait menace .
S'arrachant de l'obscurité (Obscura ?) ici s'annonce sous deflagrations dantesques l'album de la reconnaissance parmi ses maintenant pairs. Nul profil bas, l'elêve surdoué depasse le(s) maitre(s).
Production pachydermique mais collision spectrale avec Darkthrone ou Vinterland, l'oeuvre est robuste, les sangs qui l'anime sont loin d'être anémiés ( Steffen Kummerer - Vocals, Guitar, Acoustic Guitar + Sebastian Ludwig - Guitar+ Tobias Ludwig - Bass) et elle charrie des torrents d'émotions, neurasthenique manêge, mais si revigorantes au fond (là, tu vois, je suis "toujours", "encore" en vie...).
Plus noir que noir, ce metal intersideral et pourtant ancré profondement dans la lithosphère molleste toutes nos resistances.
Artwork bleuté dans la grande tradition de (OUCH, euh Non... !!!), de l'artiste Necrolord, toujours inspiré, riffs martelant neurones et epiderme (Black Flags Of Hate), voix naturalistes / "Das Unheimliche" ("Ritual Of Sight"), solis planants comme un epervier aux aguets ("Under The Frozen Sun", doom dans sa lancinante entame), écorchées arpeges ("In Blood On Fire"), c'est un chaos, mais c'est un rêgne aussi...
Le batailleur "Aeon Of Darkness" avec ses futs violés et sa fougue scandinave ( (ce morceau aurait pu trouver une place de choix sur n'importe quel Amon Amarth) vous pille sans pitié la moelle épinière, et à terre, vous êtes vaincus.
Embrassé par la mort, entre-ouvriras-tu les lêvres, ami ?
Ce vicieux baiser aux couleurs givres ne pardonnera pas et se distillera à travers toi pour te rançonner ton âme, capitule car la mort semble si douce ("Echoing Voices"), comme un avant-goût de paradis (le Dimmu Borgien "Gates Of Eden"et ses 9mn20' qui finit comme un Opeth en levitation, juste phenomenal).
À l'issue du constat (inutile de s'attarder sur le dernier morceau concluant l'album, une reprise des fils de Dismember, les suedois extremes d' Unanimated, avec un "Life Demise", hommage amoureux parfait), il est clair que nous avons affaire à un poids lourd du Metal Extrême, qui sachant honorer le passé se projette sans chaines ou entraves (sans peine...pas si sur, eux aussi ont du payer un lourd tribut...) vers un destin glorieux.
Saluons ici le talent incontestable du talentueux et omnipresent Steffen Kummerer (Obscura, Hellfarht) qui offre avec ce nouvel album de THULCANDRA un veritable manifeste d'Intelligence Black Metal, qui hisse le genre (aux cotés d'autres comme Wolves In The Throne Room ou Endstille, dans un autre genre) aux confins du sublime.
Sur ma Terre, Steffen, Tu es ici chez toi.
(ai-je gagné mon pari de depart...?)
link : Metal Shock Finland English Version
THIS EARTH IS BLUE LIKE HELL
Just crazy and probably presumptuous (the Swedish will hate me now…), your favorite author will seek an incredible challenge, that never mention almost a sacred name of Dissection (and there Steffen Kummerer will kiss me, tears in the eyes) in his fabulous new column dedicated to the best of dark Metal that I love so much… But “crazy!” you yell , with the Pack, lie, prepared a pounce on the gentle lamb I am…
Therefore, see this soft (but scarred) Foodland which leads me, drives me every day a little bit more to the inaccessible gemstones of the night, these mysterious stars , Yes, this motherland, immeasurably large, these forests are my cradle, this snow blinds the most reckless, on which noble conquerors have disemboged blood and guts, for a little more railway, copper, wood, for a little more of life, a little more freedom, the crucified land is the gift that I have to leave to future generations, a parchment inked love and hate, hope and dropout…
This land that flouts their feet today the (anti?) cosmic magicians THULCANDRA, with their second album “Under A Frozen Sun”, (following the already superb “Fallen Angel’s Dominion”, which entered delightely my heart, making me jumping with in the sink of a beloved melancolia, a pit of pleasure), a German real condensed swedish soul from 1990s metal when the visionary (but not very sharp) Øystein Aarseth was still alive and that Fenriz was not yet fall in a acid-trip, when Black Metal was a threat.
Pulling of darkness (Obscura?) here it looks under hellish deflagrations album of recognition among his peers now. No low profile (an intense collective work), gifted students exceed master(s). Pachydermic production but spectral with Darkthrone or Vinterland collision, it is robust, blood animed are not anaemic (Steffen Kummerer – Vocals, Guitar, Acoustic Guitar + Sebastian Ludwig – Guitar + Tobias Ludwig – Bass), and it carries torrents of emotions, neurasthenic roller-coaster, but refreshing at the end (there, you see, I am “always”, “still” in life…).
More black than black, this intersideral metal and yet rooted deeply in the lithosphere hit all our resistors. Artwork bluish in the great tradition of the artist Necrolord, always inspired, riffs hammering neurons and skin (Black Flags Of Hate), naturalistic voice / “Das Unheimliche” (“Ritual Of Sight”), solos as an sparrowhawk to the lookout (“Under The Frozen Sun”, doom in his throbbing starts), skinned arpeggios (“In Blood On Fire”), it is chaos, but it is also a reign…
The “Aeon Of Darkness” warrior with his violated casks and his Scandinavian spirit (this piece could have found a place on any Amon Amarth)… you plundered mercilessly the spinal cord, and on land, you are defeated.
Embraced by death, will you open your lips, friend?
This vicious Kiss will not forgive and distil through you to ransom to your soul, capitulum as death seems gentle (“Echoing Voices”), as a foretaste of Paradise ( “Gates Of Eden” and its 9 mn 20′ ends up as an Opeth or Dimmu Borgir in levitation, just phenomenal).
The last song concluding the album ” Life Demise” (by the sons of Dismember, Unanimated) is an absolute tribute, it is clear that we are dealing with a heavy weight of the extreme Metal, which knows the honor of the past projects without chains or fetters (without sentence… so on step, they have to pay a heavy price too…) to a glorious destiny.
Welcome here without doubt, the talented and omnipresent Steffen Kummerer (Obscura, Hellfarht) offers you The Truth with this new album of THULCANDRA, manifesting the Intelligence Black Metal, which puts the genus (alongside others such as Wolves In The Throne Room or Endstille, in another kind) to the confines of sublime.
On my land, Steffen, you’re at home.
(I won my bet of departure…?)